Sondages

Sondage pour Marianne sur la perception de la France insoumise dans les banlieues

  • La notoriété des principales personnalités politiques de La France Insoumise est assez faible. Deux personnalités se distinguent toutefois : Jean-Luc Mélenchon qui dispose d’une moyenne de notoriété de 6,6 dans le pays (6,4 en QPV) et François Ruffin qui récolte une note moyenne de 6,1 (5,6 en QPV). Globalement, nous ne notons pas de différence de notoriété entre population globale et population des quartiers prioritaires. Idem pour le parti : LFI dispose quasiment exactement de la même note de notoriété en population générale et en QPV (5,8 vs 5,9).
  • Cependant, LFI dispose d’une bien meilleure image en QPV. Alors qu’en dehors des QPV le mouvement est jugé inquiétant par 50% des sondés, ce n’est le cas que de 36% des répondants en QPV. Idem, 42% des Français hors QPV jugent le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, un score qui tombe à 29% en QPV.
  • A l’affirmation « LFI comprend mes problèmes quotidiens », les sondés hors-QPV mettent une note moyenne de 2,5/10. C’est presque le double au sein des QPV, avec 4/10 de moyenne.
  • Ce différentiel d’image est confirmé par la perception du mouvement durant les émeutes du mois de juin. 8% des Français hors-QPV se sont sentis bien représentés par LFI contre 16% des Français vivant dans les quartiers prioritaires. Notons tout de même que ces derniers sont 48% à dire qu’aucun parti ne les a bien représentés durant ces émeutes (43% des sondés hors QPV). Notons que le parti qui a le « mieux » représenté les Français est le RN, cité par 17% des sondés, qu’ils soient habitants QPV ou non.
  • Sur les thématiques sociales et sur la question du pouvoir d’achat notamment, LFI l’emporte sur le RN au sein des QPV : 28% de ces habitants font confiance au parti de Jean-Luc Mélenchon (contre 16% en dehors des QPV). 17% font confiance au parti de Marine Le Pen. 41% ne font confiance à aucun des partis proposés.
  • Dans les positionnements sur certains clivages économiques, les habitants des QPV se montrent légèrement plus redistributifs et moins libéraux que leurs concitoyens. Ils sont ainsi 56% à estimer que « les riches ne paient pas assez d’impôts » contre 43% des habitants hors-QPV. De même, s’ils sont 53% à estimer qu’il y a trop de règles et de contraintes administratives en France, c’est 11 points de plus, 64%, en dehors des quartiers prioritaires. Notons que l’affirmation selon laquelle « La France consacre trop d’argent aux étrangers » est la troisième affirmation à récolter le plus de soutien, que cela soit au sein de la population QPV et hors-QPV: respectivement 46% et 45% des sondés sont d’accord avec cette phrase.
  • Les préoccupations principales des Français en dehors des QPV sont la santé (92%), l’éducation (91%) et la vie chère (76%). C’est le même podium au sein des QPV. La vie chère est un sujet encore plus prégnant pour ces derniers (85% en font une priorité). Des différences notoires existent tout de même : « Les discriminations visant les musulmans » sont une préoccupation pour 34% des habitants des QPV contre « seulement » 18% en dehors des QPV. De même, les violences policières sont citées par 34% des sondés en dehors des QPV. C’est 45%, 11 points de plus au sein des QPV.
  • L’interdiction de l’abaya est également davantage perçue comme une diversion et une prise de position raciste et islamophobe au sein des QPV qu’en dehors. Ainsi ces derniers sont 49% à partager ce sentiment contre 34% hors-QPV.
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Sondage pour Le Point : Les Français touchés par la crise du logement

Les Français sont touchés de plein fouet par la flambée des taux d’intérêt qui met en tension le marché de l’immobilier. Le marché locatif n’est pas non épargné par les difficultés.

89% des sondés estiment ainsi qu’il est aujourd’hui difficile de louer un logement, dont 37% affirment que c’est « très difficile ». Idem pour l’achat : 92% des Français considèrent qu’il est difficile d’accéder à la propriété aujourd’hui.

Toutefois, 1 Français sur 5 envisage d’acheter un logement dans les deux prochaines années. C’est le cas, en particulier, des plus jeunes et des plus diplômés qui vont chercher à accéder à leur premier logement.

Parmi les difficultés rencontrées par les sondés souhaitant acheter un logement, les plus citées sont le prix des biens immobiliers et les taux d’emprunt trop élevés.

Qui est responsable de cette crise du logement ?

Nous retrouvons ici l’inconscient jacobin français : L’Etat est jugé responsable en premier lieu de la crise, cité par 30% des sondés, principalement au sein des électeurs de droite populaire et identitaire. Les banques sont également pointées du doigt, par 23% des sondés. Un sentiment partagé par 40% des électeurs de Valérie Pécresse. 15% des Français ciblent également les plateformes de location courte durée comme Airbnb, régulièrement accusées d’entretenir des comportements spéculatifs sur le marché. Enfin, 11% des sondés estiment que les Français qui font l’acquisition de résidence secondaire sont en cause dans la crise du logement. Un sentiment davantage partagé au sein de la gauche radicale.

Dans les solutions proposées pour faciliter l’accès à l’immobilier, un quart des sondés estime qu’il faut d’abord simplifier l’accès au crédit immobilier et réduire les garanties excessives demandées par les banques. C’est le cas principalement des électeurs de la droite populaire et identitaire. Cette piste est plébiscitée par 40% des électeurs d’Eric Zemmour.

16% des sondés, notamment les plus à gauche économiquement, considèrent qu’il faut encadrer les prix des loyers.  L’interdiction des plateformes comme AirBnb est également prônée par 15% des Français interrogés.

Deux pistes mises partiellement en place dans certaines métropoles du pays, qui visiblement entrent en résonnance avec une partie de l’opinion.

Sondage-Ceremonie

La cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de rugby clive les Français

La cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de rugby a suscité des réactions vives et musclées dans l’ensemble du champ politique. Au-delà des aspects esthétiques, mis en cause par de nombreux observateurs, c’est sur l’aspect « identitaire » de la représentation que se sont attardés certains élus, de droite comme de gauche. Les premiers, y voyant la célébration de ce qui fait la fierté de la France, les autres dénonçant des clichés « rances ».

L’autre fait notable de la cérémonie qui a agité les réseaux sociaux fut le discours d’Emmanuel Macron, couvert par les huées et les sifflets d’une partie du public du Stade de France.

Nous avons justement souhaité savoir si les Français étaient aussi polarisés et clivés que la « bulle » des réseaux sociaux le laissait paraître.

Tout d’abord, notons que la cérémonie a été un succès en termes d’audience : 39% des sondés disent l’avoir suivi. Notons qu’il y a la même proportion de femmes et d’hommes qui disent avoir regardé la cérémonie. Les électeurs de gauche sont toutefois restés plus à distance de l’évènement : 31% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon disent avoir regardé l’évènement contre 50% des électeurs de Marine Le Pen et 57% des électeurs de Jean Lassalle.

Le spectacle est loin d’avoir fait l’unanimité et divise largement les sondés. 57% d’entre eux n’ont pas apprécié la cérémonie. Même au sein des électorats aux valeurs conservatrices et traditionnelles, le spectacle ne convainc pas. A peine plus de la moitié des électeurs de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour ont apprécié cette cérémonie. Un score encore plus faible à gauche, où 32% d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon disent avoir aimé le show.

De même, les sifflets envers Emmanuel Macron « coupe » le pays en deux : 56% des sondés disent comprendre les sifflets quand 44% estiment que « ce n’était ni le lieu ni le moment ». C’est au sein des clusters les plus modérés qu’on a le moins apprécié ces sifflets. Ainsi 89% des Centristes et 64% des Libéraux marquent une désapprobation à l’égard du public du Stade de France.

À un an des Jeux Olympiques de Paris, les organisateurs sont prévenus : le sport est politique et il est le lieu de clivages qui continuent à travailler en profondeur le pays.

L’écologie, un clivage structurant entre la gauche radicale et la droite identitaire

Une polarisation de l’opinion sur la question du réchauffement

Notre enquête pour Le Point révèle des clivages structurants dans l’opinion à propos de l’écologie et du réchauffement climatique. A propos de celui-ci, 38% des Français, particulièrement à gauche idéologiquement, estiment qu’il est « généralement sous-estimée ». Un autre « bloc » de 39% estiment qu’il est correctement évalué, tandis que 21% des Français, notamment au sein des groupes de la droite identitaire, estiment qu’il est généralement exagéré. Seuls 2% de sondés estiment que le réchauffement climatique est « inventé de toute pièce ».

Nous discernons ici les prémices du clivage écologique entre une gauche qui considère le réchauffement climatique comme un sujet alarmant et une droite identitaire qui oscille entre scepticisme, complotisme et indifférence vis-à-vis de la question.

Notons que sur ce thème, moins les Français sont diplômés et plus ils sont âgés, plus le scepticisme est grand.

Une large majorité, 68% des sondés, estime que l’écologie doit être une priorité du gouvernement parmi d’autres. Toutefois, 18% des Français estiment qu’elle doit être la première priorité, quand 14% pensent au contraire que cela ne devrait pas être une priorité pour le gouvernement. Une question qui révèle une fois de plus une polarisation : pour 30 à 40% des clusters de gauche, l’écologie est une priorité absolue, quand au sein de la droite, qu’elle soit populaire, modérée ou identitaire, 20 à 30% des sondés estiment que l’écologie n’est pas une priorité.

Ici aussi, le niveau de diplôme et l’âge semblent structurant : Seuls 6 à 8% des 18-35 ans estiment que l’écologie n’est pas une priorité, quand les seniors sont environs 20% à l’affirmer.

La gauche jacobine et la droite décentralisatrice

Pour lutter contre le réchauffement climatique, les Français sont partagés quant à la politique publique prioritaire à adopter. Cependant, notre enquête révèle une défiance importante envers les entreprises : 27% des sondés estiment qu’il faut renforcer le principe pollueur-payeur et faire payer plus les entreprises qui polluent, quand seulement 4% des Français interrogés affirment qu’il « faut faire confiance aux entreprises privées pour qu’elles trouvent les solutions permettant de réduire notre impact carbone ».

La deuxième piste privilégiée par 23% des Français est la mise en place « d’une planification écologique » par le gouvernement. Une politique privilégiée à la fois par les électeurs de gauche « mélenchoniste » mais aussi ceux du centre « macroniste ».

Enfin, 34% des électeurs de gauche radicale estiment qu’il faut renoncer à la croissance et à l’hyper consommation pour enrayer le réchauffement. L’électorat de droite se distingue par un tropisme plus décentralisateur : 20% des électeurs de droite modérée et de droite radicale conviennent qu’il faut « laisser la priorité aux acteurs locaux dans la mise en place de projets environnementaux ».

Le nucléaire fait quasiment l’unanimité

Le contexte de hausse des prix de l’énergie des derniers mois continue de jouer en faveur de l’énergie nucléaire française. Ainsi, 79% des Français, toutes tendances politiques confondues, se disent « favorables à la production d’énergie nucléaire en France ». Seuls les Multiculturalistes, qui composent une grande partie de l’électorat LFI mais aussi d’EELV, sont majoritairement hostiles à l’atome : Deux tiers d’entre eux ne souhaitent pas que la France produise de l’électricité à partir du nucléaire.

Les Français ne semblent pas encore prêts à changer radicalement leur mode de vie

Les Français semblent très partiellement envisager de modifier leurs pratiques pour limiter leur impact carbone. Ainsi, 68% des Français ne s’estiment pas prêts à arrêter de manger de la viande, dont 45% « pas du tout prêts ». Une attitude culinaire fortement empreinte d’idéologie puisque quand les Multiculturalistes sont 67% à envisager d’arrêter l’alimentation carnée ; à l’autre bout de l’échiquier, 83% des Identitaires s’y refusent complètement.

De même, 77% des Français ne souhaitent pas renoncer à un logement individuel. Enfin, 59% des sondés refuseraient de se passer de leur voiture thermique.

Des opinions qui sont largement structurées par les attitudes et les valeurs des sondés : plus ils sont en faveur des migrants et de la redistribution des richesses, plus ils sont prêts à changer leurs comportements. A l’inverse, plus ils sont hostiles à l’islam, favorables aux frontières et à plus de sécurité, moins ils sont prêts à se séparer de leur voiture, de la viande et d’un logement individuel.

Toutefois, des mesures semblent plus transversales et ne sont pas structurés par les mêmes clivages. Il en est ainsi de la limitation à 4 vols en avion tout au long de la vie ou du fait de payer plus cher son alimentation pour favoriser les circuits courts. Sur ces sujets, la sociologie joue une grande importance. Ainsi, par exemple, la gauche modérée, plus aisée et insérée économiquement, est majoritairement opposée à la limitation à 4 vols quand la gauche radicale, s’y montre tout à fait favorable.

Spanish parliament & the corona virus threat in Madrid, Spain - 10 Mar 2020

Quelle Espagne politique après le vote ?

Les résultats des élections générales du 23 juillet dernier dessinent un pays divisé en deux blocs de dimension comparable. Le Parti Populaire enregistre une forte progression par rapport à 2019 (20,8 %), en atteignant 33 % des suffrages, ce qui lui permet d’obtenir 136 députés. VOX, en recul (12,4 %) n’obtient que 33 députés (contre 52 dans la précédente législature)…

Sondage pour Le Point : 77% des Français trouvent les violences dans les banlieues injustifiables

Les Français, sensibles au sort des banlieues, condamnent fermement les violences

Réalisée au lendemain des premières révoltes suite à la mort de Nahel, notre étude révèle un consensus contre les violences qui ont émané des quartiers populaires un peu partout dans le pays.

Trois Français sur quatre trouvent ces violences injustifiables dont 56% les trouvent tout à fait injustifiables. Il n’y a que deux clusters de gauche contestataire qui trouvent ces violences justifiables : les Multiculturalistes, à plus de 80% et les Révoltés à 61%. Notons que le troisième cluster qui composent ordinairement cette gauche contestataire, les Solidaires, sont 71% à condamner ces violences, marquant un clivage au sein même des franges les plus radicales de l’électorat. Ainsi, malgré ce clivage, l’électorat de Jean-Luc Mélenchon se distingue avec 59% de ses électeurs qui trouvent les violences justifiables.

Notons par ailleurs que c’est principalement au sein des franges les plus jeunes et diplômées de la population que l’on cautionne ou soutient le plus les émeutes.

Outre ce relatif consensus anti-émeutes, l’opinion adhère majoritairement à l’idée selon laquelle les habitants des banlieues sont défavorisées. 57% des sondés estiment ainsi « qu’ils ont moins de chance de s’en sortir que le reste de la population ». Un sentiment exprimé très majoritairement au sein des groupes les plus à gauche mais également dans l’électorat du Président de la République. Au sein des groupes de droite, le constat est plus nuancé avec une majorité relative qui estime qu’ils ont autant de chance que les autres de s’en sortir.

Deux Français sur trois souhaiteraient ainsi voir la mise en place d’un « grand plan banlieues » pour améliorer les conditions de vie des habitants. Seuls les Sociaux-Patriotes et les Identitaires, deux clusters très hostiles au multiculturalisme, à l’islam et à l’immigration sont largement défavorables à la mise en place de ce plan. C’est au sein de l’électorat d’Eric Zemmour, justement composé très majoritairement d’Identitaires que l’on se montre le plus réfractaire à la réalisation de ces politiques publiques en faveur d’une population regardée avec défiance voire hostilité.

Toutefois, les Français, en fonction de leur sensibilité idéologique, ont des regards bien différents sur les politiques publiques prioritaires qui seraient issues de ce « plan banlieues ».

42% d’entre eux souhaiteraient ainsi que le Gouvernement renforce en priorité la présence de la police dans ces territoires. Un souhait qui dépasse largement les 50% au sein des clusters de la droite et proches du RN (Conservateurs, Libéraux, Eurosceptiques, Sociaux-Patriotes, Anti-Assistanat, Identitaires).

A gauche, on mise davantage sur l’école publique : 47% des Sociaux-Démocrates et 38% des Multiculturalistes en feraient ainsi leur politique prioritaire. Des politiques publiques de facilitation d’accès à l’emploi et de rénovation des logements sont également plébiscités par la gauche.

Enfin, on retrouve également ce clivage gauche-droite dans l’aspect sécuritaire : 58% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon estiment qu’il faudrait le retour d’une police de proximité dans les banlieues quand les électeurs de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour estiment quant à eux nécessaires d’avoir une police spécialisée qui réprime davantage les délinquants.

Sondage pour Le Point : Elisabeth Borne bien placée pour rester à Matignon

Le dernier sondage Cluster17 pour Le Point montre qu’au sein de la majorité, Elisabeth Borne dispose d’un bon leadership dans l’opinion pour rester à son poste. Bruno Le Maire la talonne. Par ailleurs, les Français ne semblent pas souhaiter un changement des équilibres à l’Assemblée Nationale. La tripartition paraît bien ancrée dans l’électorat. Retrouvez l’analyse de Jean-Yves Dormagen, Président de Cluster17 pour Le Point ici: https://www.lepoint.fr/politique/une-majorite-de-francais-est-favorable-au-maintien-d-elisabeth-borne-a-matignon-28-06-2023-2526562_20.php?%3Fat_medium=Community%20Management&at_campaign=Compte%20Twitter%20Le%20Point#xtor=RSS-221

Sondage pour Le Point : 47% des Français ne partiront pas en vacances cet été

Si un peu plus de la moitié des Français (53%) ont prévu de partir en vacances cet été, notre étude révèle des fractures importantes dans la population.

Parmi les Français qui ne partiront pas cet été, 47% évoquent un manque de moyens financiers. Un chiffre en baisse de 9 points par rapport à l’été dernier. Toutefois, ce sont les mêmes catégories qui sont touchées par la hausse des prix et le manque de pouvoir d’achat.

Ainsi, les ouvriers sont trois fois plus nombreux (63%) que les cadres (21%) à ne pas partir en vacances cet été.

Malgré des budgets souvent plus resserrés, les 18-24 ans sont les plus nombreux à partir en vacances (75%). Mais ils privilégieront des séjours courts, de moins de deux semaines, le plus souvent dans un camping.

L’électorat de Marine Le Pen, plus populaire que la moyenne, est celui qui partira le moins en vacances : 58% de ses électeurs resteront chez eux cet été contre 37% des électeurs d’Emmanuel Macron, qui sont eux, les plus nombreux à partir en vacances. Globalement, c’est au sein des « clusters » populaires composant la « France des ronds-points » que l’on part le moins en vacances.

La France reste la destination privilégiée : 71% des sondés partiront dans l’hexagone, c’’est 7 points de moins que l’été dernier. Symbole peut-être d’un retour à la mobilité alors que l’épidémie de Covid et ses innombrables contraintes semblent désormais appartenir au passé.

Les pays d’Europe du Sud sont ensuite les plus attractifs, en raison de leur proximité mais également de leur coût moindre : 21% des Français qui partent en vacances partiront dans l’un de ces pays. Une fois de plus, les inégalités sociales révèlent un clivage entre un peuple « nomade » et un peuple « sédentaire » : 36% des cadres, des professions intellectuelles supérieures et des professions intermédiaires partiront à l’étranger cet été alors que ce sera le cas pour seulement 10% des ouvriers.

Les vacances à la mer sont celles que préfèrent les Français. 58% d’entre eux disent partir à la mer quand ils partent, et ce dans toutes les catégories de la population. Les vacances à la montagne attirent un tiers des Français et la campagne, un quart des répondants, notamment au sein de l’électorat de gauche : les Multiculturalistes, les Sociaux-Démocrates et les Progressistes sont ainsi entre 30 et 40% à déclarer choisir la campagne lorsqu’ils partent en vacances.

Pour leur hébergement, 17% des Français louent une chambre d’hôte ou un appartement, 10% vont chez des amis ou leur famille, 9% à l’hôtel, 7% dans leur résidence secondaire et 7% au camping. Celui-ci demeure la destination populaire par excellence. 23% ans des 18-24 ans y séjourneront. C’est le cas aussi pour 11% des électeurs de Marine Le Pen contre 1% seulement des électeurs d’Emmanuel Macron.

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