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Comment se structure l’électorat espagnol ? Cluster17 révèle les 16 clusters espagnols pour Le Grand Continent

A moins d’un mois des élections espagnoles : si vous voulez tout comprendre aux enjeux et aux rapports de force qui traversent l’Espagne, retrouvez notre analyse dans Le Grand Continent.
Après la France et l’Italie, Cluster 17 grâce à sa méthode innovante de segmentation socio-politique, révèle les clivages d’un pays polarisé et fragmenté autour des questions d’identité.

Sondage pour Le Point : Elisabeth Borne bien placée pour rester à Matignon

Le dernier sondage Cluster17 pour Le Point montre qu’au sein de la majorité, Elisabeth Borne dispose d’un bon leadership dans l’opinion pour rester à son poste. Bruno Le Maire la talonne. Par ailleurs, les Français ne semblent pas souhaiter un changement des équilibres à l’Assemblée Nationale. La tripartition paraît bien ancrée dans l’électorat. Retrouvez l’analyse de Jean-Yves Dormagen, Président de Cluster17 pour Le Point ici: https://www.lepoint.fr/politique/une-majorite-de-francais-est-favorable-au-maintien-d-elisabeth-borne-a-matignon-28-06-2023-2526562_20.php?%3Fat_medium=Community%20Management&at_campaign=Compte%20Twitter%20Le%20Point#xtor=RSS-221

Sondage pour Le Point : 47% des Français ne partiront pas en vacances cet été

Si un peu plus de la moitié des Français (53%) ont prévu de partir en vacances cet été, notre étude révèle des fractures importantes dans la population.

Parmi les Français qui ne partiront pas cet été, 47% évoquent un manque de moyens financiers. Un chiffre en baisse de 9 points par rapport à l’été dernier. Toutefois, ce sont les mêmes catégories qui sont touchées par la hausse des prix et le manque de pouvoir d’achat.

Ainsi, les ouvriers sont trois fois plus nombreux (63%) que les cadres (21%) à ne pas partir en vacances cet été.

Malgré des budgets souvent plus resserrés, les 18-24 ans sont les plus nombreux à partir en vacances (75%). Mais ils privilégieront des séjours courts, de moins de deux semaines, le plus souvent dans un camping.

L’électorat de Marine Le Pen, plus populaire que la moyenne, est celui qui partira le moins en vacances : 58% de ses électeurs resteront chez eux cet été contre 37% des électeurs d’Emmanuel Macron, qui sont eux, les plus nombreux à partir en vacances. Globalement, c’est au sein des « clusters » populaires composant la « France des ronds-points » que l’on part le moins en vacances.

La France reste la destination privilégiée : 71% des sondés partiront dans l’hexagone, c’’est 7 points de moins que l’été dernier. Symbole peut-être d’un retour à la mobilité alors que l’épidémie de Covid et ses innombrables contraintes semblent désormais appartenir au passé.

Les pays d’Europe du Sud sont ensuite les plus attractifs, en raison de leur proximité mais également de leur coût moindre : 21% des Français qui partent en vacances partiront dans l’un de ces pays. Une fois de plus, les inégalités sociales révèlent un clivage entre un peuple « nomade » et un peuple « sédentaire » : 36% des cadres, des professions intellectuelles supérieures et des professions intermédiaires partiront à l’étranger cet été alors que ce sera le cas pour seulement 10% des ouvriers.

Les vacances à la mer sont celles que préfèrent les Français. 58% d’entre eux disent partir à la mer quand ils partent, et ce dans toutes les catégories de la population. Les vacances à la montagne attirent un tiers des Français et la campagne, un quart des répondants, notamment au sein de l’électorat de gauche : les Multiculturalistes, les Sociaux-Démocrates et les Progressistes sont ainsi entre 30 et 40% à déclarer choisir la campagne lorsqu’ils partent en vacances.

Pour leur hébergement, 17% des Français louent une chambre d’hôte ou un appartement, 10% vont chez des amis ou leur famille, 9% à l’hôtel, 7% dans leur résidence secondaire et 7% au camping. Celui-ci demeure la destination populaire par excellence. 23% ans des 18-24 ans y séjourneront. C’est le cas aussi pour 11% des électeurs de Marine Le Pen contre 1% seulement des électeurs d’Emmanuel Macron.

Sondage pour Le Point : Une majorité de Français favorables à la réduction des vacances d’été

Une majorité de Français favorables à la réduction des vacances d’été

C’est une proposition qui ressurgit régulièrement dans le débat à l’approche du mois de juillet : il faudrait raccourcir les vacances d’été pour les écoliers. Un souhait partagé par Edouard Philippe récemment.

Les Français y sont favorables, à 56%. Seul l’électorat de Jean-Luc Mélenchon et les clusters qui sont proches de lui idéologiquement sont majoritairement opposés à cette diminution du temps de pause estival. De même, on ne distingue pas de divergence profonde entre les parents d’élèves et ceux qui n’ont pas d’enfants scolarisés. Les électeurs modérés semblent les plus enclins à une telle modification du calendrier scolaire : environ deux tiers des électeurs d’Emmanuel Macron, de Yannick Jadot et de Valérie Pécresse y sont favorables.

Par ailleurs, les Français ne semblent pas en quête de vacances absolues. Dans un contexte de forte inflation mais aussi de transformation du marché du travail, les Français semblent satisfaits de leur équilibre temps libre / salaire. 54% d’entre eux estiment avoir suffisamment ou beaucoup de temps libre dans leur quotidien, à l’exception des jeunes actifs qui cumulent très souvent vie professionnelle et enfants en bas âge. Les 25-34 ans sont ainsi 71% à estimer ne pas avoir assez de temps libre. Les électeurs les plus à gauche économiquement semblent également en quête d’un « droit à la paresse » : 68% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon indiquent ne pas avoir assez de temps libre contre 45% en moyenne.

Lorsqu’on demande aux actifs s’ils préfèrent avoir plus de congés mais réduire leur salaire ou bien augmenter leurs congés en baissant leur salaire, deux tiers d’entre eux choisiraient de rester dans leur situation actuelle. 20% préfèreraient augmenter leur salaire et 15% choisiraient d’avoir plus de vacances.

Les plus jeunes, souvent moins bien payés en début de carrière, se distinguent avec 38% des 18-24 ans qui souhaiteraient augmenter leur salaire quitte à réduire leurs congés, rompant avec l’idée que les jeunes actifs seraient en quête de temps libre.  Une césure s’opère avec les 25-34 ans qui sont 27% à se dire prêts à baisser leur salaire contre un peu plus de congés. Et ce pour la raison expliquée plus haut de la difficulté à conjuguer une vie professionnelle qui est souvent plus exigeante à cet âge et la constitution d’un foyer (naissance d’enfants, mariage, accès à la propriété, etc.).

Enfin, les électeurs de gauche sont plus nombreux que la moyenne à vouloir opérer un rééquilibrage au profit de leur temps libre : un quart des électeurs de Jadot et de Mélenchon souhaiteraient ainsi plus de congés, contre 15% en moyenne dans l’opinion.

Sondage pour Le Point : L’Intelligence Artificielle menace-t-elle les emplois des Français ?

La moitié des actifs estime que leur travail pourrait être effectué par une Intelligence Artificielle

Les Français seront-ils demain « grand remplacés » par la technologie dans leur travail ? La moitié des actifs n’hésite pas à affirmer qu’une partie ou la totalité de leur travail pourrait être effectuée par une Intelligence Artificielle. Un peu moins nombreux, 38% des actifs estiment qu’un robot pourrait accomplir leur travail.  Toutefois, seuls 2 à 3% de sondés pensent que ces technologies sont en mesure d’accomplir la totalité de leur travail.

Alors que l’automatisation des lignes de production a surtout concerné les ouvriers et le secteur industriel dans les années 80 et 90, la robotisation et l’intelligence artificielle pourraient, demain, bouleverser la nature et l’existence de l’emploi de certains cadres et professions intermédiaires.

Ces derniers semblent conscients de ces changements possibles, en particulier en raison de l’irruption de l’IA. De même, les jeunes semblent se sentir plus concernés.

Ainsi, quasiment deux tiers des cadres et professions intellectuelles supérieures (CPIS) estiment que l’IA pourrait accomplir leur travail en totalité ou partiellement contre « seulement » 24% des ouvriers. De même, 69% des 18-24 ans estiment cela possible contre 43% des 50-64 ans.

En outre, les « artisans, commerçants, chefs d’entreprise », ainsi que les ouvriers semblent se sentir moins substituables : moins d’un tiers d’entre eux estiment que leurs tâches peuvent être accomplies par un robot quand un cadre sur deux estime cela possible. Cependant, les ouvriers demeurent les plus vulnérables : ils sont, en effet, les plus nombreux (7%) à estimer que l’ensemble de leur métier pourrait être accompli par un robot.

S’ils se sentent plus concernés et plus « substituables », c’est aussi parce que les cadres sont plus optimistes et moins rétifs à ces évolutions que les catégories populaires. Ils sont ainsi 25% à vivre l’irruption de l’IA dans leur champ de compétence comme une « menace » contre 45% des employés. De même, 58% des employés et des ouvriers pensent que la robotisation menace leur avenir professionnel contre 29% des CPIS.

Cette profonde différence de confiance dans le progrès se retrouve dans un autre résultat de notre étude. 42% des Français se disent prêts à se faire opérer par un robot-chirurgien. Un résultat qui monte à plus de 65% dans les clusters Sociaux-Démocrates, Progressistes et Centristes, des clusters très citadins, diplômés, favorables à la mondialisation et au « progrès » de façon générale. 63% des électeurs d’Emmanuel Macron accepteraient de tenter l’expérience quand seulement 27% des électeurs de Marine Le Pen se disent quant à eux prêts à se faire opérer par un robot chirurgien.

En somme, dans le rapport qu’éprouvent les Français au progrès technique, on retrouve un profond clivage entre une France optimiste, citadine, diplômée, moins vulnérable et donc plus favorable au progrès technique et une France plus populaire, plus « périphérique », plus pessimiste face aux évolutions en cours, sans doute parce qu’elle a été davantage lésée ces dernières décennies par la désindustrialisation et les bouleversements du monde du travail.

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Sondage pour Le Point sur la sexualité des Français

La sexualité des Français

  • Avoir des relations sexuelles régulières est important pour 61% des Français. Il est bien plus important pour les hommes que pour les femmes : Pour 75% des hommes, avoir des relations régulièrement est « important », contre 48% des femmes.
  • Autre donnée intéressante : les Français les plus aisés semblent avoir davantage besoin de relations sexuelles régulières. Plus de 70% des Français gagnant plus de 3 000€ par mois trouvent important d’avoir des relations régulières contre 50% environ pour les personnes en dessous de 1500€ par mois.
  • 41% des Français envisagent la possibilité d’avoir des relations sexuelles sans éprouver de sentiments. Ils sont plus nombreux à gauche : 51% des électeurs de Mélenchon et 50% des électeurs Jadot estiment qu’il est envisageable d’avoir ce type de relation dénué d’amour, contre 39% des électeurs Macron et 40% des électeurs Le Pen. Ce sont ainsi les trois clusters les plus à gauche culturellement de notre segmentation qui ont le moins besoin de sentiments amoureux : Multiculturalistes, Sociaux-Démocrates et Progressistes, à plus de 50%. Est-ce la matérialisation d’une gauche plus épicurienne, plus sécularisée et donc plus « libérale » sur le plan des mœurs ?
  • Toujours est-il que les femmes ont davantage besoin de ressentir de l’amour pour leur partenaire : seule une femme sur trois envisage une relation sans sentiment contre plus d’un homme sur deux.
  • Les Français ont des relations sexuelles plutôt régulières : 44% des sondés disent en avoir eu au cours de la dernière semaine. Deux tiers des Français ont eu au moins une relation sexuelle dans le dernier mois.
  • Une cadence qui diminue avec l’âge : 34% des + de 65 ans ont eu une relation remontant à moins d’une semaine, et 22% des + de 75 ans. Dans cette dernière tranche d’âge, 39% des sondés disent que leur dernière relation sexuelle remonte à plus de 5 ans.
  • Les Français ont eu leur première relation sexuelle en moyenne à 17,7 ans. Les jeunes générations semblent plus précoces que leurs aînés : la moyenne chez les 18-24 ans est de 16,4 ans contre 19,5 ans chez les plus de 75 ans. Alors qu’ils sont plus jeunes que la moyenne des autres électorats, ce sont les électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui prennent le plus leur temps : ceux-ci ont fait leur « première fois » en moyenne à 18,2 ans.
  • 36% des Français ont déjà utilisé un site ou une application de rencontre. Un chiffre qui monte à 56% chez les moins de 24 ans, démontrant la banalisation du recours à ces applis chez les jeunes générations. Cela devient un réseau social comme un autre. Meetic est le plus fréquenté avec 9% d’utilisateurs mais Tinder est bien l’appli star des jeunes : 39% des 18-24 ans l’ont déjà utilisé. Une appli toutefois très inégalitaire: 12% d’utilisateurs masculins contre 4% de femmes. Et un fort déterminisme social : 3% de non diplômés utilisent Tinder contre 13% de Bac +5. A l’inverse, une appli comme Badoo semble beaucoup plus « populaire » avec 11% d’utilisateurs chez les non diplômés.
  • 19% des Français disent avoir subi un ou des actes sexuels non consentis au cours de leur vie. Les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à en avoir été victimes : 30% d’entre elles ont déjà subi un acte non consenti contre 8% des hommes.
  • Un fait social qui contrairement à certaines idées reçues touche toutes les catégories de la population, en particulier les catégories populaires. Les Français gagnant plus de 5000€ par mois semblent en effet plus « à l’abri » avec seulement 8% de sondés qui déclarent avoir subi une violation de leur consentement.
  • En outre, notre étude révèle un certain éclectisme sexuel de la part des Français : 18% ont déjà eu une relation sexuelle avec une personne du même sexe, 17% avec plusieurs personnes en même temps. Un tiers des Français ont déjà expérimenté avec un partenaire qu’ils ne connaissaient pas : 42% d’hommes contre 27% de femmes.
  • Enfin 10% des sondés ont déjà eu une relation de type sexuelle via la webcam de leur ordinateur ou de leur téléphone. Une pratique nouvelle, utilisée logiquement par les plus jeunes : 23% des 18-24 ans ont déjà expérimenté cela contre 5% seulement des plus de 50 ans.
  • 87% des Français se disent hétérosexuels, 5% homosexuels, 5% bisexuels et 4% une autre identité. On repère des logiques d’âge très fortes témoignant d’une société qui évolue : 20% des 18-35 ans se disent homosexuel ou bisexuel contre seulement 8% en moyenne chez les plus de 35 ans et 4% chez les plus de 75 ans. Des identités indépendantes de toute logique idéologique et politique puisque au sein de l’électorat Pécresse que la part des personnes homosexuelles est la plus élevée (8% de son électorat).
  • Les logiques politiques sont plus prégnantes à propos de la vision de la famille au sein de la société. Pour 59% des Français, la famille hétérosexuelle avec des enfants n’est qu’un modèle parmi d’autres, 33% estiment qu’elle est le modèle qu’il faut encourager. Deux visions opposées qui ressortent bien au sein de notre segmentation idéologique : les cinq clusters les plus à gauche culturellement sont les moins « traditionnalistes » tandis que les clusters les plus à droite culturellement – à l’exception des Réfractaires  – sont les plus « conservateurs ». Ainsi environ 80% des électeurs Jadot et Mélenchon estiment que la famille ce n’est plus seulement « un papa, une maman » et des enfants comme le scandait les partisans de la « Manif pour tous ». Ces derniers se retrouvent d’ailleurs probablement en partie dans l’électorat Zemmour : 74% d’entre eux estiment ainsi qu’il faut encourager le modèle familial traditionnel.
  • Enfin, les Français de gauche sont plus sélectifs politiquement sur le plan amoureux : seuls 25% des Progressistes et des Multiculturalistes estiment pouvoir avoir une relation avec une personne aux convictions éloignées des leurs contre 55% en moyenne dans la population. Les électeurs de droite sont à l’inverse plus « ouverts » : 71% des électeurs de Pécresse et 65% des électeurs de Marine Le Pen sont prêts à nouer ce compromis idéologique au sein de leur couple.
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Sondage pour Le Point : Quels sont les goûts culinaires des Français ?

Les Français toujours attachés à leur gastronomie

Les Français sont-ils chauvins lorsqu’on parle de cuisine et de gastronomie ? Sans aucun doute. Notre enquête pour Le Point révèle toutefois une disparité des opinions selon l’âge et l’appartenance idéologique des sondés.

Une large majorité – 69% des sondés – estiment que la cuisine française est « la meilleure du monde ». La cuisine italienne est quant à elle plébiscitée par 13% des Français, notamment les plus jeunes.

80% des électeurs d’Emmanuel Macron, de Marine Le Pen, de Valérie Pécresse et Eric Zemmour estiment que la cuisine française est meilleure que les autres. A l’inverse, « seulement » la moitié des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot placent la gastronomie française au sommet du classement. Les clusters Multiculturalistes et Progressistes, plus jeunes que la moyenne, sont sans surprise, les moins « chauvins » sur la question culinaire. Leur attrait pour une citoyenneté ouverte et métissée s’exprime ainsi ici : ils plébiscitent autant, voire plus en ce qui concerne les Progressistes, la cuisine du monde que la cuisine française.

Un clivage qui semble se renforcer selon l’âge : les jeunes semblent plus enclins à diversifier leurs goûts et leurs approches : 48% des 18-24 ans estiment que la gastronomie française est la meilleure du monde, soit 20 points de moins que la moyenne des sondés.

Aussi, nous retrouvons ces différence d’approche à propos du « repas idéal » des Français. Pour 60% des Français, le dîner de rêve est « un plat issu de la cuisine traditionnelle française », quand 15% salivent davantage sur un restaurant gastronomique et 10% sur un restaurant proposant des spécialités étrangères. 73% des électeurs de Marine Le Pen plébiscitent la cuisine traditionnelle française contre un électeur sur deux de Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon.

Conséquence peut-être d’un effet saisonnier, les Français optent à 16% pour un plateau de fruits de mer dans notre liste de plats proposés, 15% pour un bœuf bourguignon, 11% pour le magret de canard et 10% pour le traditionnel poulet / frites. Notons que le plateau de fruits de mer est bien plus apprécié par les Français les plus âgés que par les plus jeunes : 30% des plus de 75 ans l’ont cité en premier contre 1% des 18-24 ans. Ces derniers se démarquent à nouveau par un attrait prononcé en faveur d’une gastronomie plus internationale : ils sont ainsi, les plus nombreux – 14% – à citer les sushis comme étant leur plat préféré.

Par ailleurs, nous avons demandé aux Français leur fromage préféré. Le comté arrivé en tête avec 24% des sondés qui le placent en tête, devant l’emblématique camembert, 18%. Les moins de 25 ans se distinguent à nouveau par des goûts plus éclectiques : 25% d’entre eux préfèrent ainsi le parmesan ou la burrata, deux fromages venus d’Italie.

Enfin, symbolique du désintérêt et du rejet politique croissant, les Français ne semblent pas enclins à partager leur tablée avec le personnel politique. Malgré une liste exhaustive proposée, 34% des sondés disent ne vouloir manger avec aucune de ces personnalités. Un désintérêt qui s’exprime deux fois plus chez les femmes que chez les hommes. 23% des hommes n’expriment aucune préférence politique contre 44% des femmes. Toutefois un podium se détache : Jean Lassalle arrive en tête avec 9% de Français qui souhaiteraient partager un repas avec lui, dont 15% des hommes. Son image de « bon vivant » semble bien ancrée dans l’opinion et appréciée par celle-ci. Le Président de la République est deuxième avec 8% des sondés, principalement au sein de son électorat, qui voudraient partager un moment avec lui. Enfin, François Ruffin est troisième, avec 8% également.

Baromètre des personnalités n°14 : Marine Le Pen distance la concurrence

Chaque mois, Cluster17 publie son baromètre de popularité des personnalités politiques. Pour organiser notre classement, nous plaçons en tête la personnalité qui obtient le plus de « soutien » politique. Cela nous semble plus prédictif du potentiel électoral d’une personnalité ; la « sympathie » étant un élément subjectif moins discriminant, favorisant des figures plus « consensuelles » et, pour cette raison, moins explicatif des comportements électoraux.

Ce mois-ci Marine Le Pen progresse nettement de 4 points, retrouvant le niveau de soutien dont elle disposait à l’issue de la Présidentielle. Son dauphin potentiel, Jordan Bardella, se hisse à la 3eme place du classement avec une progression importante de 3 points.

Jean-Luc Mélenchon, stable, conserve la 2eme place du classement. Comme pour Marine Le Pen, il dispose d’un dauphin solide en la personne de François Ruffin, bien placé avec 13% de soutien à la 4eme place.

Le Président de la République semble quant à lui avoir enrayé sa chute, mais avec 11% de soutien politique, il dispose d’un maigre capital qui le place 5eme de notre classement. Par ailleurs, le niveau de rejet éprouvé par les Français envers sa personne demeure extrêmement élevé, à 66%.

Sondage pour Le Point : Intentions de vote aux élections Européennes

Elections européennes : trois « blocs » politiques au coude-à-coude

En cas de candidature NUPES, la gauche arriverait en tête avec 27% des intentions de vote devant le RN à 25% et la majorité présidentielle, 23%.

La NUPES fédérerait un électorat assez similaire à celui des législatives de juin 2022, s’appuyant d’abord très largement sur les segments de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon mais également sur une partie de l’électorat plus modéré appartenant aux clusters Sociaux-Démocrates et Progressistes.

En cas de division, le total des voix de la gauche serait supérieur et passerait à 35%. Dans cette hypothèse, le RN reste stable à 24% tandis que la majorité présidentielle perdrait quant à elle des voix et chuterait à 19,5%.

Cela s’explique par la dispersion d’une partie de l’électorat de gauche modérée qui en cas de candidature NUPES unie, se tournerait vers la liste soutenue par la majorité présidentielle. Dans un scénario de gauche divisée, cet électorat se disperserait entre toutes les nuances de gauche. C’est ainsi que les rapports de force à gauche sont resserrés, avec LFI et EELV qui sont estimés à 11%, le PS à 9% et le PCF à 4%.

Le Rassemblement National n’est quant à lui soumis à aucune variation en fonction des scénarios de campagne. Son électorat est stable et s’est renforcé ces derniers mois. Notons que le rapport de force à l’extrême droite est également très stable : une candidature Reconquête portée par Éric Zemmour et Marion Maréchal réaliserait un score assez semblable à celui de la présidentielle, autour de 7% des suffrages, emportant l’adhésion principalement du cluster Identitaire, le plus radical sur les questions migratoires et sécuritaires.

Enfin, Les Républicains résistent, entre 7,5% et 8,5% des voix selon les scénarios. Une partie importante du cluster des Libéraux, qui constitue le cœur historique de son électorat, se tournerait vers la liste LR, au détriment de la majorité présidentielle qui avait su activer le « vote utile » lors de la présidentielle pour arrimer une majorité de ce cluster à la candidature d’Emmanuel Macron.

La majorité présidentielle semble relativement fragilisée par la séquence « retraites ». Son socle s’effrite sans s’effondrer et semble se recentrer sur les clusters les plus modérés et les plus dépolitisés. Son aile gauche comme son aile droite pourraient profiter de cette élection pour revenir à des votes « de cœur » plus que « de raison » et marquer ainsi son désaccord avec la politique du Président de la République.

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