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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Février 2026 : Le duo RN domine, Lecornu s’installe, Macron reste fragilisé

Le duo du Rassemblement national conserve la tête de notre baromètre en février. Jordan Bardella et Marine Le Pen sont de nouveau ex aequo à 37% d’opinions favorables (–1 point chacun). Si la dynamique est légèrement moins ascendante que ces derniers mois, la hiérarchie ne bouge pas : le RN continue de dominer nettement le classement, porté par un socle de soutien très élevé (24% pour Bardella, 22% pour Le Pen). Cette domination repose d’abord sur une très forte cohésion électorale. Parmi les électeurs de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle 2022, Marine Le Pen recueille 98% d’opinions favorables (dont 81% de soutien) et Jordan Bardella 96% (83% de soutien).

Derrière le duo RN, la hiérarchie évolue. Marion Maréchal complète le podium avec 27% d’opinions favorables (–1), suivie par Bruno Retailleau (27%, stable). Mais l’un des principaux enseignements du mois réside dans l’installation de Sébastien Lecornu dans le haut du classement. Avec 27% d’opinions positives (+2), le Premier ministre progresse à la 5e place et affiche une dynamique favorable. La note donnée à son action progresse également : 3,3 sur 10 contre 3,1en janvier. Ce niveau demeure modeste mais place néanmoins le chef du gouvernement sensiblement au-dessus du Président de la République.

Emmanuel Macron reste en effet durablement affaibli. Il ne recueille que 17% d’opinions favorables (+2), et demeure relégué en 26e position sur 36. Son taux de rejet atteint 70%, l’un des plus élevés du baromètre. La note attribuée à son action s’établit à 2,3 sur 10, en légère hausse par rapport à janvier (2,1), mais toujours extrêmement basse.

Dans l’électorat d’Emmanuel Macron en 2022, Sébastien Lecornu occupe désormais la première place avec 75% d’opinions favorables (+17), dont 36% de soutien. Il devance Emmanuel Macron lui-même (65%, +6), Gabriel Attal (65%) et Édouard Philippe (59%). Le Premier ministre s’impose ainsi comme la figure centrale du bloc macroniste.

Gérald Darmanin recule légèrement (26%, –2) mais conserve un positionnement transversal. Dominique de Villepin (26%, –1) maintient un profil singulier : un niveau de rejet relativement modéré (45%) et une part importante de « sans avis » (29%), traduisant une image moins clivante que la plupart des figures partisanes.

À gauche, la hiérarchie reste stable mais à des niveaux plus modestes. François Ruffin (27%, +2) et Fabien Roussel (27%, +3) atteignent les meilleurs scores de l’espace progressiste ce mois-ci. Raphaël Glucksmann demeure à 25%. Jean-Luc Mélenchon recueille 22% d’opinions favorables au global, mais conserve un socle très puissant dans son électorat de 2022 : 78% d’opinions favorables, dont 52% de soutien. En revanche, il est très massivement rejeté chez les électeurs de Marine Le Pen (94%) et d’Emmanuel Macron (81%).

En février, le paysage demeure donc structuré par une domination persistante du RN en tête, une stabilisation du Premier ministre à un niveau intéressant mais encore fragile et une présidence durablement impopulaire. Le macronisme se réorganise autour de Sébastien Lecornu, devenu l’une des figures les plus solides de son camp. L’absence de réelle dynamique à gauche comme au centre confirme un rapport de forces plutôt figé, dans lequel seules quelques variations marginales viennent animer un classement globalement dominé par les mêmes figures depuis plusieurs mois.

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Sondage Cluster17 pour Le Point : Les Français et la démocratie

Les résultats de notre sondage pour Le Point sur le rapport des Français à la démocratie dessinent d’abord un constat simple : les Français restent très attachés à la démocratie. 91% considèrent que, malgré ses défauts, c’est « le meilleur système politique possible », contre 6% en désaccord et 3% qui ne se prononcent pas. Sur la manière de gouverner, une majorité (52%) préfère préserver le fonctionnement démocratique, même si cela ralentit les décisions ; 20% privilégient au contraire la rapidité et l’efficacité, quitte à limiter ce fonctionnement (27% répondent « cela dépend / aucune des deux »). Enfin, quand on demande comment la France devrait fonctionner, 50% souhaitent davantage de référendums, 21% privilégient le système représentatif actuel, 17% davantage de conventions citoyennes, et 6% un gouvernement beaucoup plus fort (5% “cela dépend”, 1% NSP).

Derrière cette adhésion générale, les écarts sont nets selon le vote aux Européennes 2024. L’idée que la démocratie reste le meilleur système est quasi unanime chez les électeurs de gauche et du centre (96% LFI, 99% PS/Place publique, 100% EELV et Renaissance). Elle recule chez les électeurs du RN (85%) et de Reconquête (88%), qui sont aussi les plus nombreux à exprimer un désaccord (10% RN, 9% Reconquête). Le contraste se renforce lorsqu’on oppose démocratie et efficacité : les électeurs de gauche choisissent massivement la préservation des règles démocratiques (82% LFI, 84% EELV, 78% PS/PP), tandis que les électeurs RN (37%) et Reconquête (45%) sont les plus nombreux à préférer pouvoir décider vite, même si cela réduit certaines garanties démocratiques. Les électeurs LR sont beaucoup plus partagés (38% pour préserver la démocratie, 33% pour l’efficacité, 28% « cela dépend »).

Ces différences se retrouvent dans les modèles de fonctionnement souhaités. Le recours accru aux référendums, majoritaire dans l’ensemble (50%), est plébiscité à l’extrême droite (76% RN, 62% Reconquête) et chez LR (52%). À gauche, la demande de changement se porte davantage vers des dispositifs de délibération citoyenne (47% des électeurs LFI et 42% EELV souhaitent plus de conventions citoyennes). De leur côté, les électeurs Renaissance (58%) et PS/PP (40%) restent les plus attachés au système représentatif actuel. Enfin, l’idée d’un gouvernement « beaucoup plus fort » reste minoritaire (6% au total), mais elle monte à 17% chez Reconquête et 10% chez le RN, contre 0 à 1% à gauche.

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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Janvier 2026 : Jordan Bardella et Marine Le Pen confirment, Edouard Philippe dévisse

A l’occasion de notre premier baromètre de l’année 2026, le duo Bardella-Le Pen reste solidement installé en tête de notre baromètre. Jordan Bardella conserve la première place malgré un léger tassement (38%, -1), porté par un socle de soutien très élevé (25%), de très loin le plus fort du classement. Marine Le Pen le suit à égalité de popularité (38%, stable), avec un haut niveau de soutien également (22%). La hiérarchie au sommet ne bouge pas : le RN domine toujours l’espace politique en popularité, et surtout en soutien. Symboles de l’essor du parti ces douze derniers mois, le président du Rassemblement national a gagné 9 points d’opinions favorables, tandis que Marine Le Pen s’est toujours maintenue au-delà des 30% et n’a pas perdu de points depuis avril 2025.

La période apparait bien plus difficile pour l’ancien Premier ministre Edouard Philippe. Avec une décevante 18e position, il perd trois places depuis notre dernier baromètre et descend à 20% seulement d’opinions favorables. Cette baisse s’inscrit dans une tendance plus générale qui voit l’image du maire du Havre s’écorner depuis plusieurs mois. Alors qu’il était régulièrement présent sur le podium, atteignant même une popularité de 34% en mars 2025, l’ex-Premier ministre a vu son score passer sous la barre des 30% en juin et continuer de baisser depuis lors.

A gauche, Raphaël Glucksmann (7e) et François Ruffin (9e) se partagent, comme souvent, les deux meilleures places, avec une popularité de 25% chacun, l’eurodéputé Place Publique bénéficiant d’un meilleur soutien (9%) que le député de la Somme (6%). Depuis un an, les deux hommes sont les personnalités de gauche bénéficiant de la meilleure image dans l’opinion, parfois concurrencés par Bernard Cazeneuve.

Si l’on s’intéresse cependant uniquement au taux de soutien, c’est Jean-Luc Mélenchon qui l’emporte à gauche, affichant depuis un an un score à deux chiffres tandis que Raphaël Glucksmann peine à se maintenir autour de 10% et que François Ruffin ne parvient pas à dépasser les 9%. Depuis octobre 2025, le leader de la France insoumise obtient même le troisième meilleur score de soutien (entre 11 et 13%) du baromètre.  

Malgré une légère augmentation de la note donnée à son action (de 2 à 2,1 sur 10), l’image d’Emmanuel Macron ne semble pas réellement s’améliorer en ce début d’année. Le Président de la République stagne à un niveau faible (15%, 29e position) et conserve un rejet très élevé (68%). La situation est nettement meilleure pour le Premier ministre : Sébastien Lecornu voit sa note augmenter de 2,9 à 3,1 sur 10, et gagne deux places au classement général, progressant d’1 point dans l’opinion pour atteindre 25% d’opinions positives.  

En troisième position du classement général, Marion Maréchal conserve la troisième place (28%, stable), mais c’est surtout la bataille des poursuivants qui structure ce mois-ci le haut du classement : Gérald Darmanin réalise une progression notable (28%, +2) et s’installe au pied du podium, confirmant un profil assez transversal. Il est apprécié tant dans l’électorat Renaissance (62%) que Les Républicains (58%), et bénéficie même d’une image relativement bonne chez les électeurs Reconquête (33%) et RN (38%). Le ministre de la Justice affiche toutefois un score de soutien plutôt faible (6%) qui le distingue des trois personnalités de tête.

Juste derrière, Bruno Retailleau et Dominique de Villepin sont à égalité à 27%. L’ancien premier ministre de Jacques Chirac affiche un profil singulier : un des scores de rejets les plus bas du tableau (40%) et une part importante de « sans avis » (33%), signe d’un certain potentiel dans l’opinion mais aussi d’un manque d’adhésion politique nette (5% de soutien seulement).

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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Novembre 2025 : Jordan Bardella et Marine Le Pen sans concurrence

Les deux figures du Rassemblement national caracolent en tête de notre baromètre de novembre, très loin devant leurs concurrents. Avec 39% d’opinions favorables (+2), Jordan Bardella obtient son meilleur score depuis la création de notre baromètre, dont un très fort soutien (25%). Il est suivi de près par Marine Le Pen (+1), elle-même fortement soutenue (22%), et qui atteint 38% de popularité. Les deux têtes du RN sont au coude-à-coude au classement général mais également au sein de leur électorat, obtenant chacun 93% d’opinions positives parmi les électeurs RN aux dernières élections européennes. Jordan Bardella et Marine Le Pen parviennent également à se faire une place parmi les personnalités préférées des électeurs Reconquête (67% de popularité chacun) mais aussi de l’électorat LR, avec respectivement 49% et 55% d’opinions favorables.

Profitant d’une légère hausse (+2) et de la baisse de ses concurrents, Marion Maréchal se hisse sur la troisième marche du podium avec un score de 28%, accusant tout de même un net écart de 10 points par rapport à la deuxième place, occupée par sa tante. La présidente d’Identité-Libertés est assez logiquement la personnalité préférée de l’électorat Reconquête aux dernières européennes (67%), dont elle a été la tête de liste. Elle est aussi la troisième personnalité préférée des électeurs de Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle de 2022 (65%). 

Après son entrée fulgurante dans le baromètre le mois dernier et alors que la médiatisation liée à la réussite des ses négociations pour éviter la censure est retombée, Sébastien Lecornu subit un net contrecoup. Il perd 7 points et chute à la 10e place, avec une popularité de 24%. La note donnée à son action baisse également de 0,3 point pour atteindre 2,9 sur 10. Avec 66% d’opinions favorables, il reste toutefois la personnalité préférée de l’électorat d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle de 2022, reléguant Gabriel Attal et Edouard Philippe au second plan.

On retrouve l’autre tête de l’exécutif à la 28e place du classement. Emmanuel Macron stagne à 15% seulement de popularité, mais augmente surtout son score de rejet à 76%, ce qui fait du Président de la République la personnalité la plus rejetée devant François Bayrou, Laurent Wauquiez et Anne Hidalgo, tous trois à 74%. Avec un tel taux de rejet, Emmanuel Macron bat de nouveau un record d’impopularité. Avec une note de 2 sur 10 (-0,1), son action est sévèrement jugée.

Malgré une nette baisse de 4 points sur le mois, Bruno Retailleau conserve sa quatrième place (26%). Alors qu’il était habitué au podium durant son passage au gouvernement, il semble pâtir de son départ de Beauvau le mois dernier, qui lui offre moins de visibilité. L’ancien ministre de l’Intérieur jouit toutefois du 4e meilleur taux de soutien du classement (10%), et continue à plaire de l’électorat LR (69%) aux électeurs RN (51%) en passant par l’électorat Reconquête (61%).

Longtemps marginalisé par le match entre Gabriel Attal et Edouard Philippe pour le leadership au sein du bloc central, Gérald Darmanin réalise le meilleur score parmi les figures « macronistes » ce mois-ci (26%), et ce malgré une baisse de 2 points. Si l’ancien maire de Tourcoing est moins apprécié que ses concurrents au sein du noyau dur centriste, il réussit la performance de faire partie des 10 personnalités politiques préférées de quatre électorats différents : de Renaissance (62%, 7e) à Reconquête (30%, 10e) en passant par LR (53%, 7e) et le RN (31%, 8e).

A gauche, Bernard Cazeneuve vient bouleverser le trio Roussel-Ruffin-Glucksmann, les trois personnalités politiques se disputant depuis plusieurs mois les premières places au sein de l’espace progressiste. L’ancien Premier ministre progresse de deux points et se retrouve 8e à 26% d’opinions positives, soit le même score que Fabien Roussel, Gérald Darmanin, Dominique de Villepin et Bruno Retailleau. Il est talonné par François Ruffin (25%), qui bénéficie d’un soutien intéressant (8%). Raphaël Glucksmann est pour sa part quelque peu distancé (11e, 23%), perdant même 4 points depuis octobre.

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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Octobre 2025 : Sébastien Lecornu, Premier ministre et troisième homme

Alors qu’il est parvenu à éviter à dix-huit voix près la censure de son gouvernement jeudi dernier, Sébastien Lecornu fait une entrée remarquée dans notre baromètre. Le Premier ministre vient se placer sur la troisième marche du podium, quand son prédécesseur François Bayrou occupait l’avant-dernière position lors du dernier baromètre du mois d’août. Sébastien Lecornu récolte 31% d’opinions favorables, dont 12% de soutien (6e meilleur score). Avec 46% de rejet, il suscite également moins d’opposition dans l’opinion que la moyenne des personnalités testées.

Ses 31% de popularité situent l’ancien ministre des Armées au même niveau que Michel Barnier quand ce dernier est arrivé à Matignon, en octobre 2024. En janvier de la même année, Gabriel Attal avait fait encore mieux, avec 39% d’opinions favorables, mais à une époque, antérieure à la dissolution, où le macronisme se trouvait en meilleure forme. En janvier 2025, pour son entrée dans le baromètre en tant que Premier ministre, François Bayrou avait commencé très bas, avec seulement 21% de popularité et une décevante 15e place. La note donnée à l’action de Sébastien Lecornu fait également ressortir la réussite de ses négociations pour éviter la censure puisqu’il obtient 3,2 sur 10, une note certes faible dans l’absolu mais supérieure à celle de François Bayrou pour son arrivée à Matignon (2,9).

Devant Sébastien Lecornu, les deux premières places sont occupées par les deux têtes du Rassemblement national : Jordan Bardella et Marine Le Pen, ex-aequo à 37% d’opinions positives (+2). Le président du parti profite toutefois d’une légère avance en termes de soutien (25% contre 24%) pour s’octroyer la première place du classement. Les deux figures du RN obtiennent globalement des scores très proches et jouissent logiquement d’une immense popularité dans l’électorat RN mais aussi parmi les électeurs de Reconquête aux dernières élections européennes : 89% d’opinions favorables pour Jordan Bardella et 84% pour Marine Le Pen.

Alors qu’il n’est désormais plus ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, en baisse de deux points depuis le dernier baromètre, descend à 30% de popularité. Il quitte pour la première fois le podium sur lequel il trônait depuis janvier 2024. Le président des Républicains est talonné par celui qui à conservé son poste de Garde des Sceaux ; Gérald Darmanin obtient 28% d’opinions positives (+2) et occupe la 5e place.

L’ancien maire de Tourcoing devance assez nettement deux des principales figures de l’espace centriste, Gabriel Attal et Edouard Philippe, qui ont récemment affiché des positions critiques voire en opposition à Emmanuel Macron. Les deux hommes sont relégués à la 13e et à la 14e place, avec respectivement 23% et 22% d’opinions favorables. Même au sein de l’électorat Renaissance aux dernières élections européennes, ils sont largement devancés par Sébastien Lecornu (92% de popularité) n’obtenant que 72% en ce qui concerne le secrétaire général de Renaissance et 63% pour le maire du Havre.

L’image du Président de la République, qui avait pourtant déjà battu un record d’impopularité dans notre baromètre d’août, continue de se dégrader. Avec seulement 15% d’opinions favorables, Emmanuel Macron perd deux points et dégringole de sept places, occupant la 30e position sur 36 du classement. Son score de rejet augmente lui aussi pour atteindre 72%, soit le troisième taux le plus élevé ce mois-ci, juste derrière Laurent Wauquiez (75%) et Anne Hidalgo (74%). La note donnée à son action baisse également, passant de 2,4 à 2,1 sur 10.

Les deux premières personnalités de gauche, Raphaël Glucksmann et François Ruffin, n’arrivent respectivement qu’en 6e et 7e position. Le leader de Place Publique profite d’une belle hausse (+4) pour atteindre les 27% d’opinions positives, jouissant notamment d’un taux de soutien intéressant (10%). Il continue logiquement à plaire à une majorité de l’électorat PS/Place Publique des dernières élections européennes (75%) mais aussi aux électeurs Renaissance, dont il est la 3e personnalité préférée avec 71% de popularité.

Même score général de 27% pour François Ruffin (+2), qui enregistre cependant un soutien inférieur à celui de Raphaël Glucksmann (7%). Le député de la Somme n’est le favori d’aucun électorat mais sa transversalité lui permet d’obtenir des scores corrects dans des pans divers de la gauche. Il affiche ainsi 61% d’opinions positives parmi l’électorat écologiste des dernières élections européennes, 42% chez les électeurs de la liste PS/PP et 40% chez les électeurs LFI.

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Sondage élection présidentielle Cluster17 pour Le Point : Bardella loin devant, Glucksmann, Mélenchon et Philippe à égalité

Notre sondage présidentiel pour Le Point dépeint un champ politique particulièrement fragmenté. A l’exception de Jordan Bardella et de Marine Le Pen, chacun largement en tête selon les hypothèses, la compétition s’annonce très ouverte entre leurs concurrents de gauche et du centre.

Derrière Jordan Bardella, loin devant avec 30% d’intentions de vote, trois candidatures sont à égalité pour une qualification au 2nd tour avec 15% d’intentions de vote : Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon. Bruno Retailleau récolterait lui dans cette hypothèse 12% des suffrages.

Dans la 2e hypothèse, Gabriel Attal fait un score inférieur à celui d’Edouard Philippe (12% vs 15%), tandis que Marine Le Pen fait un score très légèrement supérieur à celui de Jordan Bardella (30,5% vs 30%). Elle serait largement qualifiée au 2nd tour tandis que Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann sont à nouveau à égalité parfaite avec 15% des voix. La non-candidature d’Edouard Philippe profiterait également à Bruno Retailleau qui serait très proche du 2nd tour avec 14% des intentions de vote.

Dans les hypothèses 3 et 4 (sans candidature Glucksmann), ni Olivier Faure ni Marine Tondelier ne sont en mesure de reproduire le score de Raphaël Glucksmann. Ils récoltent respectivement 8% et 7,5% des voix.

Notons que dans ces scénarios, c’est Edouard Philippe qui profite le plus de l’absence de Raphaël Glucksmann, démontrant la porosité qui existe entre une partie de l’électorat centriste et une partie de l’électorat social-démocrate. Le Maire du Havre obtient dans de telles configurations 19,5% des intentions de vote, se qualifiant au 2nd tour. Jean-Luc Mélenchon, lui, ne tirerait pas profit d’une non-candidature Glucksmann et continuerait de plafonner à 15%, témoignant de la relative étanchéité qui existe entre ces deux électorats de gauche.



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Sondage élections municipales à Grenoble : intentions de vote et propositions programmatiques

A quelques mois des prochaines élections municipales et alors que l’actuel maire de Grenoble, Eric Piolle, a décidé de ne pas se présenter cette fois-ci, notre sondage réalisé pour le compte de l’Association A.D.E.S auprès d’un échantillon de 618 Grenoblois et Grenobloises offre une photographie du climat politique et des rapports de force dans la ville.

Candidate récemment désignée par le parti des Ecologistes, Laurence Ruffin arrive en tête avec 45% d’intentions de vote au premier tour en cas de liste d’union de la gauche. Elle en obtient 31% en cas de division et de candidatures de La France Insoumise et de Place Publique, qui obtiennent respectivement 12% et 9% d’intentions de vote.

L’ancien maire de Grenoble, Alain Carignon, qui conduira la liste soutenue par Les Républicains, semble en bonne posture pour atteindre le second tour. Deuxième dans les deux hypothèses testées, il obtient dans notre étude 24% d’intentions de vote dans la première configuration et 22% dans la seconde.

Certains projets sont particulièrement plébiscités par les citoyens grenoblois. Ainsi, 81% se déclarent favorables à la mise en place de référendums sur des questions municipales, 69% à la piétonnisation des rues devant toutes les écoles, et 66% à l’introduction de la gratuité des transports en commun pour les habitants de la métropole.

L’ensemble des résultats est disponible dans le document ci-dessous.



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Sondage Cluster17 pour Le Point : Pro-taxation mais pas anti-milliardaires, les perceptions contrastées des Français à l’égard des riches, des inégalités et de la fiscalité

Alors que la taxe Zucman est au cœur de l’actualité depuis plusieurs semaines, nous avons interrogé les Français sur cette taxe et plus globalement sur leurs perceptions de la richesse, des milliardaires, des impôts et des inégalités.

Les résultats mettent en lumière les perceptions contrastées des Français à l’égard des riches, des inégalités et de la fiscalité. Une large majorité se montre favorable à une taxation plus importante des grandes fortunes : 68% des répondants se déclarent favorables à la taxe Zucman, dont près de la moitié (47%) très favorables. Cette sensibilité à la question fiscale s’inscrit dans un contexte où près des deux tiers des Français (64%) jugent que les riches sont insuffisamment taxés et où 66% estiment que la société française n’est pas assez égalitaire.

La définition de la richesse est également révélatrice : selon les sondés, une personne peut être considérée comme riche à partir de 12 000 euros de revenus mensuels en moyenne. En ce qui concerne le montant de patrimoine à partir duquel une personne peut être considérée comme ultra-riche selon les sondés, la moyenne des réponses affiche 83 millions d’euros.

Cependant, malgré ces préoccupations, une majorité de 58% considère que la présence de milliardaires en France est bénéfique pour le pays, tandis que l’opinion vis-à-vis de leur impact économique reste très partagée, 44% estimant qu’il est positif quand 45% le jugent négatif. De plus, 68% des sondés déclarent ne pas souhaiter une France sans milliardaires.

Le sondage souligne par ailleurs une perception sociale critique des grandes fortunes : 52% des répondants estiment qu’elles proviennent de l’héritage et des relations plus que du travail et de l’innovation. Ce constat s’accompagne d’une forte conscience de l’évolution des inégalités : 84% des Français considèrent que les inégalités sociales ont augmenté ces dernières années, dont 69% « fortement ».

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Sondage élections législatives anticipées Cluster17 pour Le Point : Le RN en tête mais en recul, le bloc central en grande difficulté

Alors que l’Assemblée nationale vient de refuser la confiance à François Bayrou, entrainant sa démission et celle de son gouvernement, notre sondage Cluster17 pour Le Point révèle plusieurs grandes tendances en cas de dissolution et d’élections législatives anticipées.

Avec 29% dans toutes les hypothèses, le RN (associé à l’UDR, le parti d’Eric Ciotti) trône en tête des intentions de vote, mais apparaît tout de même en recul. Le Rassemblement national et l’UDR avaient en effet obtenu à eux deux plus de 33% des voix au premier tour des élections législatives anticipées de 2024. En l’état, l’extrême droite perdrait donc plus de 4 points, partagés entre Reconquête, qui obtient entre 4 et 4,5% d’intentions de vote contre moins de 1% des voix en 2024, et Les Républicains.

La droite semble en effet être la seule force politique à tirer profit de la situation actuelle. Avec un score compris entre 12 et 13% selon les hypothèses, le parti dirigé par Bruno Retailleau doublerait presque son résultat de juin 2024 (6,6%). Comme mentionné ci-dessus, Les Républicains récupèrent des voix sur leur droite, au sein de l’électorat Rassemblement national des dernières élections législatives anticipées, mais aussi sur leur gauche, auprès des anciens électeurs d’Ensemble.

La coalition centriste (Renaissance, Modem, Horizons) est la principale perdante de la recomposition politique qui ressort de ce sondage. Selon les hypothèses, le bloc central obtient ainsi de 12,5% à 14% des intentions de vote, loin des 20% reçus au soir du 1er tour des dernières élections législatives anticipées. Cette forte baisse pourrait s’avérer lourde de conséquences en termes de nombre de sièges, en cas de scrutin organisé dans les prochaines semaines.

La gauche ne semble toutefois pas profiter de cette chute de la « macronie ». Dans l’hypothèse où les partis de gauche s’allient, sur le principe du NFP, ils n’obtiennent que 25% d’intentions de vote, soit 3 points de moins qu’en juin 2024. Cette baisse profite aux candidats divers gauche, qui obtiennent 5,5% d’intentions de vote en cas de reconstitution du NFP.

En partant fragmentée, la gauche améliore légèrement son score global. Une union entre le Parti Socialiste, le Parti Communiste, les Ecologistes et Place Publique est annoncée à 16% d’intentions de vote, contre 11% pour La France Insoumise seule, pour un total de 27%. En cas de duopole LFI-Les Ecologistes (14%) d’une part et Parti Socialiste, Parti Communiste et Place Publique d’autre part (14%), la gauche obtient son meilleur total (28%), mais reste derrière le RN et l’UDR. Dans ces deux hypothèses d’une gauche divisée, les candidats divers gauche obtiennent 3% d’intentions de vote, témoignant de l’hostilité croissante de l’électorat de gauche envers les principaux partis du NFP.

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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Août 2025 : Record d’impopularité pour l’exécutif

Le podium du mois d’août est composé des trois mêmes personnalités qu’au mois dernier mais son ordre est modifié.

En effet, bien qu’à égalité avec Marine Le Pen avec une popularité de 35%, Jordan Bardella bénéficie d’une hausse de 3 points de soutien (18%) et réussit donc pour la première fois à se hisser devant l’ex Présidente du Rassemblement National (16% de soutien) et à la tête de notre classement par la même occasion. En revanche, Marine Le Pen reste la personnalité préférée de son électorat de 2022 avec l’impressionant score de 97% de popularité, contre 92% pour Jordan Bardella, dont 75% de soutien pour les deux. Le binôme RN convainc même au-delà de son simple électorat puisqu’ils sont également les deux personnalités préférées de l’électorat de Reconquête, avec 88% et 85% d’avis favorables pour Jordan Bardella et Marine Le Pen respectivement.

Le podium est complété par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau qui, après avoir trôné en tête du classement pendant deux mois suite à son élection à la tête des Républicains en mai, conserve sa troisième place avec 32% (+1) d’avis favorables. Parallèlement, il obtient le troisième meilleur score de soutien derrière Jordan Bardella et Marine Le Pen avec 13%.

En légère hausse (+1), Fabien Roussel vient se placer au pied du podium avec un niveau de popularité à 29% tout en enregistrant le taux de soutien le plus bas du top 25 du classement à seulement 2%. Le candidat du Parti Communiste jouit d’une hausse de popularité à travers tous les électorats et vient notamment se positionner comme la personnalité de gauche préférée de l’électorat Le Pen de 2022.

En cinquième position et avec 27% de popularité, nous retrouvons Dominique de Villepin, qui obtient de nouveau son score le plus bas depuis son entrée dans le baromètre en février. Toujours peu soutenu (4%), il semble également reculer en popularité à gauche, notamment chez les électeurs de la France Insoumise aux dernières élections européennes, où il passe de la 4ème à la 5ème personnalité préférée, accusant un recul de 11 points en un mois.

Du côté de l’exécutif, la tendance est clairement négative. Bien que le Président de la République reste stable avec une popularité de 17%, dont 6% de soutien, et profite du recul plus important d’autres personnalités pour remonter de trois places dans le classement, ses 71% de rejet de la part des Français constituent un record d’impopularité pour ce baromètre. Cette hostilité très marquée se reflète dans la note que les Français attribuent à son action : 2,4 sur 10, soit une baisse de 0,2 sur le mois.

François Bayrou quant à lui stagne, à la fois dans le bas du classement et dans l’évaluation que les Français font de son action : il se maintient à la 35ème place avec 12% d’avis positifs, dont seulement 2% de soutien, et obtient la note de 2,3 sur 10, comme le mois dernier. En bas du classement pour le troisième mois consécutif, le Premier Ministre reste très impopulaire (66% de rejet), ce qui explique que son score ne soit pas affecté outre mesure par sa décision du 25 août d’engager la responsabilité de son gouvernement à l’occasion d’un vote de confiance de l’Assemblée nationale sur l’état des finances publiques*.

*Le sondage a été réalisé du 29 août au 1er septembre, soit une semaine avant le discours de politique générale de François Bayrou.

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