Présidentielle 2027 : Le Pen largement en tête, Mélenchon et Philippe au coude-à-coude

Capture d'écran 2026 09 24

Marine Le Pen reste très nettement en tête du premier tour, entre 30% et 31% selon les trois hypothèses testées, soit un niveau proche de celui observé dans notre précédente enquête. Son électorat demeure particulièrement fidèle : 84-85% des électeurs RN des européennes de 2024 et plus de 80% de ses électeurs de 2022 déclarent de nouveau voter pour elle selon les scénarios. Son vote reste fortement structuré socialement : il atteint ses niveaux les plus élevés chez les moins diplômés, les ouvriers et les 50-64 ans, tandis qu’il est sensiblement plus faible chez les plus diplômés et les 18-34 ans.

Jean-Luc Mélenchon se situe désormais autour de 19-20% dans les trois scénarios. Son socle électoral est particulièrement solide : il recueille 96-97% parmi les électeurs LFI des européennes et autour de 80% de ses électeurs de 2022. Le profil de son électorat reste extrêmement marqué par l’âge : il atteint 47% chez les 18-34 ans dans les différentes configurations, contre seulement 6 à 8% chez les 65 ans et plus. Il réalise également des scores élevés parmi les revenus les plus modestes, tout en conservant une implantation significative chez les cadres.

L’écart entre Édouard Philippe et Gabriel Attal est particulièrement net. Edouard Philippe recueille 19% dans la première hypothèse et 19,5% dans la troisième, contre 13,5% pour Attal lorsqu’il représente le bloc central. Les transferts électoraux permettent de comprendre une partie de cet écart. Le Maire du Havre obtient le vote de 77% des électeurs Renaissance de 2024 et de 58% des électeurs Macron de 2022, contre respectivement 62% et 43% pour Gabriel Attal. Edouard Philippe attire également davantage l’électorat de droite : 32% des électeurs Pécresse de 2022 votent pour lui dans la première hypothèse, contre 19% pour Attal dans la seconde.

Raphaël Glucksmann progresse lui aussi et recueille entre 12% et 14%. Son score est le plus élevé dans l’hypothèse Attal : il atteint alors 14%, contre 12% face à Edouard Philippe. Il conserve une majorité très nette de l’électorat PS-Place publique des européennes (64 à 67%) mais parvient également à attirer une fraction des anciens électeurs de Yannick Jadot et d’Emmanuel Macron. À l’inverse, François Hollande, testé dans la troisième hypothèse à la place de Glucksmann, ne recueille que 7,5% d’intentions de vote, tandis que Jean-Luc Mélenchon et Edouard Philippe sont loin devant, à 19,5%.

Enfin, Bruno Retailleau reste très dépendant de la configuration de l’offre au centre et à droite : il obtient 7,5% face à Édouard Philippe, monte à 9,5% lorsque Gabriel Attal remplace Edouard Philippe, puis revient à 7,5% lorsque ce dernier et David Lisnard sont tous deux présents. Cette variation apparaît également dans les fidélités électorales : le Président des Républicains recueille 57% des intentions de vote parmi les électeurs LR des européennes face à Edouard Philippe, contre 67% face à Attal. David Lisnard obtient pour sa part la barre des 5% dans la troisième hypothèse, en l’absence de candidature d’Éric Zemmour.

Retrouvez l’ensemble des résultats :

Les commentaires sont désactivés

Trouver mon Cluster