Bardella

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Sondage pour Marianne sur les écrits antisémites attribués à Jordan Bardella : une affaire qui fragilise l’image du président du RN sans ébranler son socle électoral

L’étude, réalisée par Cluster17 du 7 au 9 octobre 2026 auprès de 1 271 Français, montre d’abord que l’affaire des messages privés attribués par Mediapart à Jordan Bardella a bénéficié d’une très forte visibilité : 91% des personnes interrogées déclarent en avoir entendu parler et 78% disent voir précisément de quoi il s’agit. La notoriété de l’affaire atteint même 98% chez les 18-34 ans, contre 84% chez les 65 ans et plus.

Les Français sont une majorité à juger la version de Mediapart plus crédible

Interrogés sur les deux versions qui s’opposent, 56% des Français accordent davantage de crédibilité à Mediapart, dont 40% qui jugent sa version « nettement plus crédible ». À l’inverse, seuls 18% considèrent la version de Jordan Bardella comme la plus crédible.

Ce jugement est cependant extrêmement dépendant des préférences politiques. La version de Mediapart est jugée la plus crédible par 97% des électeurs LFI des européennes, 86% des électeurs écologistes, 83% de ceux du PS/Place publique et encore 67% de ceux de Renaissance-MoDem-Horizons. À l’inverse, 63% des électeurs RN accordent davantage de crédit à Jordan Bardella, tout comme 54% de ceux de Reconquête. Les électeurs LR se distinguent par une position beaucoup plus indécise : 28% privilégient Mediapart et 14% Bardella, une part importante estimant ne pas disposer de suffisamment d’éléments pour trancher.

L’âge de Jordan Bardella au moment des faits ne constitue pas une excuse pour une courte majorité

Dans l’hypothèse où les messages seraient authentiques, 50% des Français considèrent que le fait que Jordan Bardella ait eu 17 ans à l’époque ne constitue pas une excuse, contre 46% qui jugent au contraire que cela en est une.

Ici encore, les appartenances politiques structurent presque entièrement les réponses. 87% des électeurs RN et 88% des électeurs de Reconquête considèrent son âge comme une excuse, contre seulement 15% des électeurs LFI, 18% de l’électorat écologiste et 21% des électeurs PS/Place publique. Les électeurs Renaissance sont davantage partagés, avec 38% qui estiment que son âge constitue une excuse contre 57% qui pensent l’inverse.

Une image du RN qui reste fortement associée au racisme et à l’antisémitisme

Au-delà du cas personnel de Jordan Bardella, l’enquête met en évidence la persistance d’une image négative du Rassemblement national sur ces enjeux. Près des deux tiers des Français (64%) considèrent que le RN véhicule des idées racistes et 57% estiment qu’il véhicule des idées antisémites. À l’inverse, seuls 42% jugent que le parti s’est éloigné des idées antisémites qui ont pu être associées au Front national par le passé et 29% considèrent qu’il lutte aujourd’hui de manière crédible contre l’antisémitisme.

Une affaire qui renforce surtout des opinions déjà constituées

L’un des principaux enseignements du sondage tient au faible nombre de Français déclarant avoir directement changé d’opinion sur Jordan Bardella. Pour 49%, l’affaire vient avant tout confirmer l’opinion négative qu’ils avaient déjà de lui. 22% affirment qu’elle ne change rien à leur jugement et 12% désapprouvent les propos attribués au président du RN sans pour autant modifier réellement l’opinion qu’ils ont de lui. Seulement 3% disent que l’affaire dégrade directement leur image de Jordan Bardella.

Cette logique est particulièrement visible parmi ses soutiens. Chez les électeurs RN des européennes de 2024, 46% déclarent que l’affaire ne change pas leur opinion de Jordan Bardella, 19% désapprouvent les propos sans changer vraiment d’avis sur lui, tandis que 28% disent même qu’elle améliore ou renforce leur opinion positive.

Une majorité considère néanmoins que l’affaire pourrait empêcher sa nomination à Matignon

Les conséquences potentielles apparaissent plus importantes lorsque les Français sont interrogés sur l’éventuel exercice du pouvoir par le Président du RN. 62% considèrent que l’affaire serait suffisamment grave pour que Jordan Bardella ne soit pas nommé Premier ministre si le Rassemblement national accédait au pouvoir, contre 30% qui pensent le contraire.

Cette opinion atteint 93% chez les électeurs LFI, 86% chez ceux des Écologistes et du PS/Place publique et 84% parmi les électeurs Ensemble. Elle ne rassemble en revanche que 13% des électeurs RN et 7% de ceux de Reconquête. Les électeurs LR sont à nouveau beaucoup plus partagés : 40% jugent l’affaire suffisamment grave pour empêcher une nomination à Matignon, contre 44% qui ne le pensent pas.

Peu d’impact électoral au sein du cœur de l’électorat RN

Enfin, malgré l’ampleur de l’affaire, son impact potentiel sur le vote apparaît limité. Pour 69% des Français, elle ne change rien à la probabilité qu’ils votent à l’avenir pour un candidat du Rassemblement national. Elle rend ce vote moins probable pour un Français sur cinq (20%).

Surtout, le socle électoral du RN apparaît très peu déstabilisé : parmi ses électeurs aux européennes de 2024, 68% déclarent que l’affaire ne change rien à leur propension à voter pour un candidat du parti et 27% affirment même qu’elle rend ce vote plus probable, tandis que seulement 4% répondent qu’il devient moins probable.

Retrouvez l’ensemble des résultats :

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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Octobre 2026 : Un net recul pour Jordan Bardella et Marine Le Pen

En ce mois d’octobre, beaucoup de personnalités subissent une baisse de popularité. Jordan Bardella est l’un de ceux pour qui le désaveu est le plus fort : le président du Rassemblement National passe de 35% à 30% de popularité par rapport à septembre, soit une baisse de 5 points, ce qui ne l’empêche pas de conserver sa deuxième place. Avec 34% d’opinions positives, Marine Le Pen, qui garde la tête du classement, chute également de 4 points.

Jordan Bardella recule dans son propre électorat aux élections européennes de 2024 (-4 points), mais il perd surtout chez LR (-16) et Reconquête (-9), et dans une moindre mesure chez les électeurs Renaissance (-5). Marine Le Pen paraît mieux résister que celui-ci dans son cœur électoral : elle conserve 94% de popularité parmi ses électeurs de 2022, contre 85% pour Jordan Bardella. Ce dernier y perd 8 points sur un mois, contre 3 seulement pour la candidate du RN à l’élection présidentielle.

Du fait de la baisse de ses concurrents, Jean-Luc Mélenchon (26%), stable par rapport au mois dernier, se hisse sur le podium. Cette troisième place s’inscrit dans une tendance à la hausse du candidat de LFI à l’élection présidentielle ces derniers mois. Comme souvent, Jean-Luc Mélenchon obtient le troisième meilleur score de soutien (17%) du classement, derrière Marine Le Pen (21%) et Jordan Bardella (19%).

Sébastien Lecornu, lui aussi stable à 26%, passe de la 6e à la 4e place. Il se place derrière Jean-Luc Mélenchon du fait d’un moindre score de soutien (9%). Le Premier ministre obtient 3,1/10 comme note donnée à son action, en légère baisse de 0,1 point par rapport à septembre. Loin derrière dans le classement, Emmanuel Macron est également stable par rapport au mois dernier, avec seulement 17% d’opinions favorables. La note donnée à son action reste elle aussi inchangée à 2,4/10. Le Président de la République est la troisième personnalité la plus rejetée du classement, avec 67% des Français qui déclarent ne pas l’apprécier.

En cinquième position, François Ruffin, lui aussi stable depuis septembre, suscite une opinion favorable d’un quart des Français (25%, dont 5% de soutien). Profitant lui aussi de la baisse généralisée des personnalités testées, il progresse de deux places. Avec la 3e place de Jean-Luc Mélenchon et la 5e de François Ruffin, la gauche place deux personnalités dans le top 5 du classement, ce qui n’était pas arrivé depuis de nombreux mois.

Concernant le bloc central, Edouard Philippe et Gabriel Attal reculent tous deux de 5 points. Les conséquences sur leur classement sont particulièrement importantes : Édouard Philippe recule de la 3e à la 12e place, tandis que Gabriel Attal passe de la 9e à la 20e place.

Edouard Philippe baisse surtout auprès des électeurs LR (-19 points) aux européennes de 2024. Gabriel Attal connaît surtout une forte baisse auprès de l’électorat Renaissance (-15), ainsi que chez PS/Place publique (-10). En parallèle, Gabriel Attal perd 9 points parmi les électeurs d’Emmanuel Macron de 2022. Il est, avec 59% de popularité, la troisième personnalité la plus populaire auprès de cet électorat, nettement derrière Édouard Philippe (69%) et Sébastien Lecornu (67%).

Dans le reste du classement, Dominique de Villepin recule de 2 points et passe de la 4e à la 6e place, Raphaël Glucksmann perd 3 points et tombe de la 8e à la 14e position, tandis que Gérald Darmanin recule de 4 points et se retrouve 21e. À l’inverse, Sarah Knafo est l’une des rares personnalités à progresser, avec +1 point ; elle atteint la 7e place.

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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Septembre 2026 : Marine Le Pen creuse l’écart avec Jordan Bardella

Marine Le Pen et Jordan Bardella occupent une nouvelle fois les deux premières places de notre baromètre, confirmant la position de force du Rassemblement national. Marine Le Pen prend toutefois l’ascendant ce mois-ci avec 38% de popularité, contre 35% pour Jordan Bardella. Elle progresse d’un point, tandis que le président du RN recule de deux points. Auprès des électeurs de Marine Le Pen à la présidentielle de 2022, elle atteint 97% de popularité (+9), devant Jordan Bardella à 93% (+4). Cette domination contraste cependant avec le recul de plusieurs autres personnalités de cet espace politique : Marion Maréchal (-3), Jean-Philippe Tanguy (-2) et Sarah Knafo (-1) se placent respectivement aux 11e, 14e et 15e places du classement général.


Derrière eux, Édouard Philippe et Dominique de Villepin sont au coude-à-coude à 27%, occupant respectivement les troisième et quatrième places. Dominique de Villepin présente néanmoins un profil particulier, puisque 23% des Français déclarent l’apprécier mais seulement 4% le soutenir. Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Lecornu suivent à 26%, devant François Ruffin (25%), puis Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal (24%). Ce dernier enregistre l’une des principales progressions du mois : il gagne trois points et huit places, passant de la 17e à la 9e position. À l’inverse, Sébastien Lecornu perd trois points et recule de la 3e à la 6e place. Bruno Retailleau suit avec 23%.

La personnalité la plus populaire à gauche reste Jean-Luc Mélenchon, avec 26%, devant François Ruffin (25%) et Raphaël Glucksmann (24%). Le leader de La France insoumise reste très largement dominant dans son propre électorat : il est populaire auprès de 83% de ses électeurs de la présidentielle de 2022 et de 98% des électeurs LFI aux européennes de 2024. Il arrive également en tête parmi les électeurs écologistes, avec 64% de popularité, devant Marine Tondelier à 55%. Néanmoins, Jean-Luc Mélenchon demeure une figure profondément clivante : 59% des répondants déclarent ne pas l’apprécier.


Dans la gauche sociale-démocrate, et dans un contexte de multiplication des candidatures et de perspective d’une primaire socialiste, Raphaël Glucksmann domine nettement auprès des électeurs PS-Place publique des européennes de 2024, avec 73% de popularité, devant François Hollande (53%) et Bernard Cazeneuve (51%). François Ruffin atteint également 45% auprès de cet électorat. Olivier Faure, pourtant premier secrétaire du Parti socialiste, ne parvient pas à s’immiscer dans le top 10.


Enfin, la cote de popularité d’Emmanuel Macron recule à 17% (-1), dont 7% de soutien. Avec 69% de rejet, le président de la République est la deuxième personnalité la plus rejetée du baromètre, derrière Laurent Wauquiez. La note donnée à son action reste stable à 2,4/10. Le Premier ministre Sébastien Lecornu obtient quant à lui 3,2/10, en baisse de 0,1 point, parallèlement à son recul dans le classement de popularité.

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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Août 2026 : Sébastien Lecornu s’installe sur le podium

Marine Le Pen conserve la première place de notre baromètre, mais elle la partage désormais avec Jordan Bardella. La présidente du groupe RN à l’Assemblée cède deux points de popularité pour s’établir à 37 % (-2), dont 21 % de soutien, quand le président du RN se maintient à 37 % (=), dont 21 % de soutien également. L’écart de deux points qui les séparait en juillet a disparu, et les deux figures perdent chacune du terrain sur leur socle dur, deux et trois points de soutien en un mois.

Ce resserrement se lit aussi dans leur propre électorat, où leur position reste hégémonique mais recule légèrement : Jordan Bardella y recueille 89 % d’opinions positives contre 88 % pour Marine Le Pen, alors que les deux dépassaient 94 % le mois dernier. Pour la première fois depuis plusieurs mois, c’est le président du RN qui devance la candidate de 2022 chez les électeurs de 2022.

Le fait marquant du mois se joue toutefois derrière eux. Le haut du classement, jusqu’ici largement occupé par la droite radicale et l’extrême droite, s’ouvre au bloc central. C’est d’abord le cas du Premier ministre, qui accède au podium. Sébastien Lecornu gagne trois points et atteint 29 % de popularité, dont 9 % de soutien : il devient la personnalité la mieux classée hors Rassemblement national. Il est surtout la personnalité préférée des électeurs d’Emmanuel Macron en 2022, avec 72 % d’opinions favorables dont 34 % de soutien, devant Édouard Philippe (68 %) et le chef de l’État lui-même (66 %). La note donnée à son action progresse à 3,3 sur 10 (+0,2), son meilleur niveau.

Deux autres figures du bloc central l’accompagnent dans cette remontée. Édouard Philippe gagne quatre places (5e, 26 %, +2) et Gérald Darmanin sept (6e, 25 %, +3), soit, avec le Premier ministre, les trois plus fortes progressions du baromètre. Le mouvement inverse touche l’aile la plus droitière du classement : Sarah Knafo perd sept places (12e, 23 %, -2), Éric Ciotti cinq (13e, 23 %, -1) et Marion Maréchal une (4e, 26 %, -1). Seul Jean-Philippe Tanguy se maintient dans le haut du tableau (8e, 24 %, =).

Le quatrième nom de ce top 8 est aussi la première personnalité de gauche du classement. Jean-Luc Mélenchon reste stable à 24 % de popularité, en septième position, et conserve le troisième meilleur score de soutien du baromètre (16 %), derrière Marine Le Pen et Jordan Bardella. Son niveau de rejet demeure le plus élevé de la gauche (61 %), ce qui confirme son profil de personnalité fortement soutenue dans son camp — 79 % d’opinions positives chez ses électeurs de 2022, dont 66 % de soutien — mais clivante dans l’ensemble de l’opinion.

On retrouve juste derrière d’autres candidats officiels ou pressentis à l’élection présidentielle de 2027. Bruno Retailleau (9e), François Ruffin (10e) et Dominique de Villepin (11e) sont ex aequo avec 24 % d’opinions positives. Le président des Républicains devance sur le score de soutien (8 %) le député de la Somme (5 %), tandis que l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac ne dépasse pas les 3 % — mais conserve un profil singulier, puisqu’il est la quatrième personnalité la plus appréciée des électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2022 (43 %).

Deuxième à gauche, François Ruffin (24 %, +1) devance Raphaël Glucksmann (14e, 23 %, +2), qui signe la meilleure progression de son camp, puis Bernard Cazeneuve (15e, 22 %) et Fabien Roussel (16e, 22 %). Manuel Bompard recule d’un rang (21e, 19 %, -1).

Le Président de la République, enfin, se stabilise après le rebond de juillet. Sa popularité reste à 18 %, dont 8 % de soutien, mais la note donnée à son action recule à 2,4 sur 10 (-0,1). Il demeure la troisième personnalité la plus rejetée du baromètre, avec 67 %, derrière Sandrine Rousseau (71 %) et Laurent Wauquiez (70 %)

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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Juillet 2026 : Marine Le Pen reprend la première place à Jordan Bardella

Alors qu’elle vient d’être condamnée par la Cour d’appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen semble bénéficier d’un regain dans l’opinion ; elle reprend la première place de notre baromètre à Jordan Bardella pour la première fois depuis juillet 2025. Habituée à la deuxième place ces derniers mois, Marine Le Pen obtient ce mois-ci 39% de popularité (+2), dont 24% de soutien. C’est légèrement supérieur aux scores affichés par le président du RN, qui obtient 37% d’opinions favorables (-1) dont 23% de soutien. 

Ce changement en tête du classement ne bouleverse toutefois pas la structure générale du baromètre. Les deux principales figures du Rassemblement national continuent de dominer très nettement, avec un niveau de soutien très supérieur à celui des autres personnalités testées. Elles conservent également une position hégémonique dans leur propre électorat : Marine Le Pen recueille 95% d’opinions positives chez ses électeurs de 2022, contre 94% pour Jordan Bardella.

Le reste du haut du classement confirme le poids des personnalités issues de la droite radicale et de l’extrême droite. Marion Maréchal complète le podium avec 27% d’opinions positives (+1). Sarah Knafo arrive cinquième (25%, =), Jean-Philippe Tanguy septième (24%, =) et Éric Ciotti huitième (24%, -2). Seules deux personnalités n’appartenant pas à cet espace politique parviennent à se glisser dans le top 8.

C’est d’abord le cas du Premier ministre, qui se place au pied du podium. Sébastien Lecornu gagne deux points depuis le mois de juin et atteint les 26% de popularité, dont 8% de soutien. Il est par ailleurs la deuxième personnalité la plus populaire chez les électeurs d’Emmanuel Macron en 2022, avec 66% d’opinions favorables dont 28% de soutien. La note donnée à son action est stable à 3,1/10.

Arrive ensuite, en sixième position, la première personnalité de gauche du classement. Jean-Luc Mélenchon, stable à 24% de popularité, gagne une place par rapport au mois dernier. Il bénéficie toujours d’un score de soutien important (15%), soit le troisième meilleur du classement derrière Marine Le Pen et Jordan Bardella. Son niveau de rejet demeure toutefois élevé (61%), ce qui confirme son profil de personnalité fortement soutenue dans son camp, mais clivante dans l’ensemble de l’opinion.

On retrouve après la huitième place d’autres candidats officiels ou pressentis à l’élection présidentielle de 2027. Edouard Philippe (9e), Bruno Retailleau (10e) et Dominique de Villepin (11e) sont ex-aequo avec 24% d’opinions positives. Le maire du Havre jouit néanmoins d’un score de soutien (8%) légèrement supérieur à celui du Président des Républicains (7%), tandis que l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac ne dépasse pas les 3%.

Lui aussi candidat, François Ruffin arrive douzième avec 23% de popularité (dont 5% de soutien), ce qui le place deuxième à gauche. Dans cet espace, il devance Bernard Cazeneuve (15e, 22%), Raphaël Glucksmann (17e, 21%) et Manuel Bompard (18e, 20%).

Le Président de la République connait une légère amélioration depuis le mois de juin. Il gagne 2 points de popularité pour atteindre les 18%, dont 8% de soutien. La note donnée à son action augmente elle aussi pour atteindre 2,5 sur 10 (+0,2). Il reste toutefois la troisième personnalité la plus rejetée du baromètre, avec 67%.

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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Juin 2026 : Jean-Luc Mélenchon se replace

Après de longs mois dans le ventre mou du classement, Jean-Luc Mélenchon signe la meilleure progression du mois (+3). A deux points du podium, il vire en tête à gauche (24%), devant François Ruffin et Raphaël Glucksmann. S’il bénéficie du troisième meilleur score de soutien du classement (16%), il n’atteint toutefois que la septième position du baromètre, à 13 points de la deuxième place. Il souffre également d’un taux de rejet notable (61%), ce qui en fait la personnalité la plus rejetée parmi les dix-huit premières.

Comme depuis plusieurs mois et malgré une légère baisse (-1), le classement est dominé par le duo Jordan Bardella et Marine Le Pen, respectivement à 38% et 37% de popularité. Si leurs scores généraux sont assez proches, le président du Rassemblement national semble distancer la triple candidate à l’élection présidentielle au niveau du soutien (26% contre 21%), et ce y compris au sein même de l’électorat Le Pen de 2022 (87% contre 80%). Celui qui n’était à l’origine que la « doublure » de Marine Le Pen semble donc bénéficier à l’heure actuelle d’un meilleur soutien que cette dernière dans l’opinion.

Le reste du haut du classement confirme le poids des personnalités issues de la droite nationale ou de ses espaces alliés. Stable à 26% d’opinions favorables depuis son élection à la mairie de Nice en mars dernier, Eric Ciotti s’arroge la troisième place du podium ce mois-ci. Il est suivi de près par Marion Maréchal (26%, -2) et Sarah Knafo (25%, -2).

Dominique de Villepin, malgré un recul de 3 points, reste dans le haut du baromètre à 25%. Son profil demeure cependant très atypique : son niveau d’opinions favorables repose presque entièrement sur l’appréciation (23%) et très peu sur le soutien (2%), avec une part élevée de personnes sans avis ou ne le connaissant pas (35%). Il apparaît donc davantage comme une figure appréciée ou respectée que comme une personnalité déjà dotée d’un socle politique mobilisé.

Trois figures de la course présidentielle à venir se retrouvent ex-aequo à 24% d’opinions positives, en 9e, 10e et 11e positions. Il s’agit, dans l’ordre, d’Edouard Philippe (+1), de Bruno Retailleau (-2) et de Gabriel Attal (=). Parmi les trois, le maire du Havre est celui qui possède le meilleur score de soutien (10%). Il est également la deuxième personnalité préférée des électeurs d’Emmanuel Macron en 2022 (61%), juste derrière Sébastien Lecornu.

Le Premier ministre arrive douzième, obtenant lui aussi 24% de popularité (=). La note donnée à son action augmente légèrement (+0,1), pour atteindre 3,1 sur 10, soit une note proche de celle obtenue lors de son entrée dans le baromètre en octobre 2025, après son arrivée à Matignon (3,2). Comme tous les mois depuis, il devance Emmanuel Macron tant au niveau de la note qu’en termes de popularité. Le Président de la République obtient 16% d’opinions favorables (-1) et une note de 2,3 (+0,1).

En 13e et 14e position suivent deux personnalités de gauche candidates, plus ou moins officiellement, à l’élection présidentielle de 2027. François Ruffin obtient 23% d’opinions positives (-1) contre 22% pour Raphaël Glucksmann (+1). Le député de la Somme chute parmi l’électorat de Jean-Luc Mélenchon en 2022 (30%, -15), tandis que l’eurodéputé Place publique devient, grâce à une belle hausse de 9 points, la cinquième personnalité préférée parmi l’électorat d’Emmanuel Macron (51%).

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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Avril 2026 : Les droites dominent le classement, Sarah Knafo fait son entrée dans le top 5

Pour son entrée dans le baromètre Le Point/Cluster17 en avril, Sarah Knafo vient directement se placer en cinquième position, avec 27% de popularité et le troisième meilleur score de soutien du classement (14%). Preuve de sa notoriété et de son caractère clivant, seuls 21% des sondés déclarent ne pas la connaitre ou ne pas avoir d’avis sur elle. La récente candidate aux élections municipales à Paris obtient notamment 54% d’opinions positives au sein de l’électorat de Marine Le Pen en 2022.

Depuis juillet 2025, l’ordre varie parfois mais le duo de tête du baromètre est fixe. Jordan Bardella et Marine Le Pen continuent de surplomber leurs concurrents avec une popularité respective de 39% et 38%, soit précisément leurs scores du mois dernier. Les deux têtes du RN bénéficient aussi, comme à l’accoutumée, des deux meilleurs scores de soutien : 26% pour le Président du parti, 23% pour la multiple candidate à l’élection présidentielle. Ils sont suivis (d’assez loin) au classement par Marion Maréchal (28%), qui fait son retour sur le podium après l’avoir quitté temporairement en mars.

On retrouve ensuite un candidat potentiel à l’élection présidentielle : Dominique de Villepin (-1) prend la quatrième place, ex-aequo avec Marion Maréchal au global (28%) mais jouissant d’un faible score de soutien, dans la lignée de ces derniers mois (5% contre 12% pour la nièce de Marine Le Pen). Un autre candidat à la magistrature suprême, officiel celui-ci depuis le vote des adhérents de son parti il y a quelques jours, se situe trois places en-dessous. Bruno Retailleau (+2), septième, affiche une popularité de 26%, dont 9% de soutien.

Un constat net s’impose ce mois-ci : la première personnalité de gauche n’arrive qu’en dixième position. Il s’agit de François Ruffin et de ses 24% d’opinions favorables (-1), dont un taux de soutien de seulement 7%. Le député de la Somme, généralement en concurrence avec Raphaël Glucksmann et Fabien Roussel pour être le premier à gauche dans le baromètre, semble assez seul en avril. En effet, le député européen Place publique descend à la 16e place avec 21% d’opinions positives (-2), tandis que le secrétaire national du Parti communiste chute en 19e position (21%, -2). Même score de popularité de 21% pour Jean-Luc Mélenchon (+1), qui se place toutefois 14e grâce au quatrième meilleur score de soutien du classement (13%).

Du côté de l’exécutif, Emmanuel Macron est stable à 17% d’opinions favorables, bien que la note donnée à son action baisse de 0,2 point depuis le mois dernier (2,2/10). Il est toujours très rejeté ; son score de rejet de 70% est le deuxième plus élevé du classement, derrière celui de son ancien Premier ministre François Bayrou (71%), lanterne rouge du classement avec 9% de popularité. L’actuel chef du gouvernement, Sébastien Lecornu est en léger recul (-2) et affiche 24% d’opinions positives. Cette baisse se retrouve dans la note que les Français donnent à son action : 3/10 (-0,1).

En ce qui concerne le bloc central, trois de ses quatre principales figures se suivent aux 11e, 12e et 13e places : Gabriel Attal (24%, +1), Sébastien Lecornu, déjà cité, et Edouard Philippe (23%, -4). Gérald Darmanin se détache légèrement en prenant la 8e place, avec 25% de popularité (=). Dans l’électorat d’Emmanuel Macron en 2022, le même trio compose cette fois-ci le podium. Edouard Philippe et Gabriel Attal obtiennent tous deux 64% d’opinions favorables, mais le maire du Havre possède un meilleur soutien (33% contre 25%). Ils sont suivis de près par Sébastien Lecornu (63%). Gérald Darmanin est moins consensuel dans cet électorat puisqu’il arrive seulement 5e (51%). 

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Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Mars 2026 : Le RN creuse l’écart, Philippe repart à la hausse

Le baromètre de mars confirme un double mouvement : une consolidation du RN à un niveau très élevé et des ajustements dans le reste du classement, marqués par plusieurs baisses en tête et la remontée marquée d’Edouard Philippe.

Jordan Bardella (39%, +2) et Marine Le Pen (38%, +1) occupent de nouveau les deux premières places et creusent l’écart avec leurs poursuivants. Ils restent les seuls à évoluer à des niveaux proches de 40% et s’appuient sur des socles de soutien très élevés (23% et 21%), très au-dessus du reste des personnalités testées. Cette position dominante repose aussi sur une cohésion électorale exceptionnelle : Marine Le Pen atteint 98% d’opinions favorables auprès de ses électeurs de 2022, Jordan Bardella 97%.

Derrière ce duo, Dominique de Villepin accède à la troisième place avec 29% d’opinions favorables (+3). S’il est en progression, ce positionnement tient aussi au recul de plusieurs figures du haut du classement. Il enregistre l’un des niveaux de rejet les plus modérés du classement (41%) et conserve une part importante de « sans avis » (30%), ce qui traduit une image relativement peu clivante et encore extensible.

Édouard Philippe signe pour sa part la progression la plus marquée du mois (+7, 27%) et remonte à la quatrième place. Cette remontée est particulièrement nette dans l’électorat macroniste, où il atteint 62% d’opinions favorables (+3), au même niveau que Gabriel Attal et juste derrière Sébastien Lecornu. Après plusieurs mois de recul, cette progression marque un retournement de tendance, qui peut notamment s’inscrire dans la séquence des élections municipales et sa victoire au Havre.

Plus largement, plusieurs évolutions du classement peuvent être lues à l’aune de cette actualité électorale. Éric Ciotti progresse nettement (26%, +4) et se hisse à la 5e place de notre baromètre après sa victoire à la mairie de Nice. A l’inverse, Rachida Dati recule (16%, -3) tout comme François Bayrou (8%, -2), traduisant des effets différenciés selon les situations locales et la dynamique propre à chaque campagne. Réalisé dans la foulée du second tour, le baromètre semble ainsi capter une partie de ces effets conjoncturels liés à la séquence municipale.

À gauche, les niveaux restent sensiblement plus faibles et peu dynamiques. François Ruffin (25%, -2) demeure la personnalité la mieux positionnée, mais sans progression. Raphaël Glucksmann (23%, -2) et Fabien Roussel (23%, -4) s’inscrivent en retrait, tandis que Jean-Luc Mélenchon recule à 20% (-2), pénalisé par un niveau de rejet très élevé (65%). Il conserve toutefois un socle solide dans son propre électorat (74%), très supérieur à celui de ses concurrents à gauche, mais qui ne suffit pas à élargir son audience. Aucun leader ne parvient à émerger durablement au-delà du seuil des 25%, confirmant la fragmentation et la faiblesse relative de cet espace dans l’opinion.

Enfin, l’exécutif demeure à des niveaux faibles. Emmanuel Macron stagne à 17% d’opinions favorables et reste relégué en milieu de classement (20e), avec un rejet toujours très élevé (65%). La note attribuée à son action progresse légèrement, passant de 2,3 à 2,4 sur 10. Le Premier ministre Sébastien Lecornu (26%, -1) conserve pour sa part une évaluation plus favorable, bien qu’en léger recul, avec une note de 3,1 sur 10 (contre 3,3 en février). Au sein de l’électorat Macron à la l’élection présidentielle de 2022, il reste la personnalité la mieux perçue (64% d’opinions favorables, -11), devant Édouard Philippe et Gabriel Attal (62%).

Ce baromètre de mars confirme la domination du RN à un niveau élevé, mais met surtout en évidence une phase de réajustement dans le reste du classement. Dans le sillage des élections municipales, plusieurs figures bénéficient d’une dynamique ponctuelle liée à leur exposition ou à leurs résultats locaux, tandis que d’autres reculent, contribuant à redistribuer partiellement les positions. Ces évolutions restent toutefois limitées et ne remettent pas en cause les équilibres de fond, toujours structurés par un RN dominant, un bloc central en recomposition et une gauche fragmentée.

Baromètres personnalités

Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Février 2026 : Le duo RN domine, Lecornu s’installe, Macron reste fragilisé

Le duo du Rassemblement national conserve la tête de notre baromètre en février. Jordan Bardella et Marine Le Pen sont de nouveau ex aequo à 37% d’opinions favorables (–1 point chacun). Si la dynamique est légèrement moins ascendante que ces derniers mois, la hiérarchie ne bouge pas : le RN continue de dominer nettement le classement, porté par un socle de soutien très élevé (24% pour Bardella, 22% pour Le Pen). Cette domination repose d’abord sur une très forte cohésion électorale. Parmi les électeurs de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle 2022, Marine Le Pen recueille 98% d’opinions favorables (dont 81% de soutien) et Jordan Bardella 96% (83% de soutien).

Derrière le duo RN, la hiérarchie évolue. Marion Maréchal complète le podium avec 27% d’opinions favorables (–1), suivie par Bruno Retailleau (27%, stable). Mais l’un des principaux enseignements du mois réside dans l’installation de Sébastien Lecornu dans le haut du classement. Avec 27% d’opinions positives (+2), le Premier ministre progresse à la 5e place et affiche une dynamique favorable. La note donnée à son action progresse également : 3,3 sur 10 contre 3,1en janvier. Ce niveau demeure modeste mais place néanmoins le chef du gouvernement sensiblement au-dessus du Président de la République.

Emmanuel Macron reste en effet durablement affaibli. Il ne recueille que 17% d’opinions favorables (+2), et demeure relégué en 26e position sur 36. Son taux de rejet atteint 70%, l’un des plus élevés du baromètre. La note attribuée à son action s’établit à 2,3 sur 10, en légère hausse par rapport à janvier (2,1), mais toujours extrêmement basse.

Dans l’électorat d’Emmanuel Macron en 2022, Sébastien Lecornu occupe désormais la première place avec 75% d’opinions favorables (+17), dont 36% de soutien. Il devance Emmanuel Macron lui-même (65%, +6), Gabriel Attal (65%) et Édouard Philippe (59%). Le Premier ministre s’impose ainsi comme la figure centrale du bloc macroniste.

Gérald Darmanin recule légèrement (26%, –2) mais conserve un positionnement transversal. Dominique de Villepin (26%, –1) maintient un profil singulier : un niveau de rejet relativement modéré (45%) et une part importante de « sans avis » (29%), traduisant une image moins clivante que la plupart des figures partisanes.

À gauche, la hiérarchie reste stable mais à des niveaux plus modestes. François Ruffin (27%, +2) et Fabien Roussel (27%, +3) atteignent les meilleurs scores de l’espace progressiste ce mois-ci. Raphaël Glucksmann demeure à 25%. Jean-Luc Mélenchon recueille 22% d’opinions favorables au global, mais conserve un socle très puissant dans son électorat de 2022 : 78% d’opinions favorables, dont 52% de soutien. En revanche, il est très massivement rejeté chez les électeurs de Marine Le Pen (94%) et d’Emmanuel Macron (81%).

En février, le paysage demeure donc structuré par une domination persistante du RN en tête, une stabilisation du Premier ministre à un niveau intéressant mais encore fragile et une présidence durablement impopulaire. Le macronisme se réorganise autour de Sébastien Lecornu, devenu l’une des figures les plus solides de son camp. L’absence de réelle dynamique à gauche comme au centre confirme un rapport de forces plutôt figé, dans lequel seules quelques variations marginales viennent animer un classement globalement dominé par les mêmes figures depuis plusieurs mois.

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Sondage exclusif pour Marianne : Panorama des personnalités politiques et focus sur le Rassemblement national en vue de l’élection présidentielle

Ce nouveau panorama confirme d’abord la domination très nette du duo Bardella–Le Pen, tant en termes d’appréciation que de potentiel électoral. Jordan Bardella arrive en tête de l’appréciation positive (30 % d’opinions favorables), devant Marine Le Pen (28 %). Ils subissent toutefois une baisse puisqu’ils obtenaient respectivement en décembre 36 % et 33 % d’appréciations positives.

Cette domination se retrouve dans le potentiel de vote présidentiel : Marine Le Pen et Jordan Bardella affichent tous deux 32 % de potentiel élevé ou certain, un score très proche de celui obtenu dans notre sondage de décembre (33 %), très loin devant l’ensemble des autres personnalités testées. Comme le mois dernier, aucun autre responsable politique ne dépasse les 14 %, ce qui souligne l’absence de figure alternative crédible à ce stade. Les personnalités issues du centre et de la gauche apparaissent durablement pénalisées par un rejet massif.

Le duel interne au RN reste largement indécis dans l’opinion générale. Lorsqu’on demande qui serait le meilleur candidat pour porter les couleurs du RN à la présidentielle, Marine Le Pen (25 %) et Jordan Bardella (23 %) sont au coude-à-coude, mais surtout, une majorité relative des Français (52 %) n’a pas d’opinion. Ce chiffre élevé traduit le fait que la question de l’incarnation du RN n’est pas encore pleinement tranchée dans l’opinion.

Sur les grands thèmes politiques, aucun des deux ne parvient à s’imposer nettement. Les Français jugent Jordan Bardella légèrement plus proche de leurs convictions sur l’économie, tandis que les deux figures du RN apparaissent à quasi-égalité sur l’immigration, l’Union européenne et les sujets sociaux. Là encore, le niveau très élevé de « pas d’opinion » (entre 49 % et 63 % selon les thèmes) montre que, pour une large partie de la population, les différences programmatiques entre les deux figures restent floues ou secondaires.

Malgré le fossé entre Jordan Bardella et Marine Le Pen d’une part et les autres personnalités politiques d’autre part, quelques figures tirent leur épingle du jeu et se disputent le statut de « premier concurrent ». Bruno Retailleau, avec 21 % d’appréciations favorables et 13 % de potentiel électoral élevé ou certain, fait partie de ceux-là. A gauche, Jean-Luc Mélenchon obtient le troisième meilleur score de potentiel électoral du classement (14%), mais pâtit d’un degré d’appréciation assez faible par rapport à ses adversaires (14 % d’opinions positives).

Au centre, plusieurs personnalités obtiennent des résultats proches. Edouard Philippe obtient un meilleur potentiel électoral (11 % de potentiel élevé ou certain) que Gérald Darmanin (10 %) et Gabriel Attal (9 %), mais l’actuel ministre de la Justice affiche un meilleur taux d’appréciation (14 %) que le maire du Havre (11 %).

Plus largement, ce panorama souligne la fragmentation du paysage politique, incapable pour l’instant de faire émerger une figure susceptible de concurrencer sérieusement le RN.

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