5 octobre 2026

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Le regard des Français sur l’autorisation et la réévaluation des pesticides

Cluster17 a mené en septembre une étude auprès d’un échantillon de 2 045 personnes sur le rapport des Français aux pesticides. Les résultats font apparaître un large attachement au principe de réévaluation scientifique périodique des pesticides. 83% des Français souhaitent maintenir ce principe, contre seulement 7% qui préféreraient permettre à certaines substances de rester autorisées sans réévaluation systématique ; 10% ne se prononcent pas.

Ce consensus est toutefois plus ou moins marqué selon les sensibilités politiques. Le maintien d’une réévaluation périodique atteint 96% parmi les électeurs LFI et 100% parmi ceux des Écologistes aux dernières élections européennes, contre 76% chez les électeurs LR, 69% chez ceux du RN et 70% chez ceux de Reconquête. Le même gradient apparaît en fonction du vote présidentiel de 2022 : 97% des électeurs de Yannick Jadot et 91% de ceux de Jean-Luc Mélenchon défendent la réévaluation périodique, contre 71% des électeurs de Marine Le Pen et 69% de ceux d’Éric Zemmour.

Sur les deux substances testées, une majorité absolue se prononce pour l’interdiction : 54% pour le glyphosate comme pour l’acétamipride. Une part importante des Français privilégie toutefois leur maintien sous condition d’une réévaluation scientifique régulière : 31% pour le glyphosate et 28% pour l’acétamipride. À l’inverse, l’autorisation sans échéance systématique de réévaluation ne rassemble que 3% dans les deux cas. Les résultats concernant les deux substances sont donc remarquablement proches.

C’est sur cette question de l’interdiction que les clivages politiques deviennent particulièrement nets. Pour le glyphosate, l’interdiction est souhaitée par 92% des électeurs écologistes et 91% des électeurs LFI, puis 72% des électeurs PS-Place publique. Elle tombe à 43% chez les électeurs Renaissance, 33% au RN et 26% chez LR comme chez Reconquête. L’acétamipride produit une structure quasiment identique : 94% des électeurs LFI et 89% des électeurs écologistes souhaitent son interdiction, contre 39% chez Renaissance, 33% au RN, 27% chez Reconquête et 26% chez LR.

L’âge joue également davantage sur l’interdiction des substances que sur le principe général de réévaluation. Les 18-34 ans sont les plus favorables à une interdiction : 61% pour le glyphosate et 65% pour l’acétamipride, contre environ 50% parmi les 65 ans et plus.

Le sondage révèle donc un consensus très large sur la nécessité de conserver un contrôle scientifique périodique des pesticides, tandis que la question de leur interdiction est beaucoup plus politiquement clivée. Les Français se montrent néanmoins très peu nombreux à défendre une autorisation durable sans réévaluation régulière, quelle que soit la substance considérée.

Retrouvez l’ensemble des résultats :

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